Syll. prop
SLR LES doctrinf:s des modermstes 203
124. Enlin. ils s'évertuent à amoindrir le magistère ecclésiastique et à en infii-mer l'autorité, soiten en dénaturant sacrilègement l'origine, le caractère, les droits, :soit en rééditant contre lui, le plus librement du monde, les calomnies des adversaires. Au clan moderniste s'applique ce que Notre Prédécesseur écrivait, la douleur dans l'àme : Afin d'attirer le mépris cl l'odieux sur l'Epouse mystique du Christ, en qui est la tiraie lumière, les fils des ténèbres ont accoutumé de lui Jeter, à la face des peuples, une calomnie perfide, et renversant la notion et lu valeur des choses et des mots, la repésenlent comme amie des ténèbres, fautrice d'ignorance, ennemie de la lumière, de la xcience,du progrès*. — 125. Après cela, il n'y a pas lieu de s'étonner, si les modernistes poursuivent de toute leur jnalveillance, de toute leur acrimonie, les catholiques qui luttent vigoureusement pour l'Eglise. Il n'est sorte d'injures qu'ils ne vomissent contre eux : celle d'ignorance et d'entêtement est la préférée. S'agit-il d'un adversaire que son érudition et sa vigueur d'esprit rendent redoutable : ils chercheront aie réduire ù l'impuissance, en organisant autour de lui la conspiiation du silence. Conduite d'autant plus blâmable que, dans le même temps, sans fin ni mesure, ils accablent d'éloges qui se met de leur bord. Un ouvrage paraît, respirant la nouveauté par tous ses pores ; ils l'accueillent avec des applaudissements et des cris d'admiration. Plus un auteur aura apporté d'audace à battre en brèche l'antiquité, à saper la tradition et le magistère ecclésiastique, et plus il sera savant. Enfin — et ceci est un sujet de véritable horreur pour les bons — s'il arrive que l'un d'entre eux soit frappé des condamnations de l'Église, les autres aussitôt de se pi'esser autour de lui, de hcombler d'éloges publics, de le vénérer presque comme