‹ Les modernistes, notes d'histoire religieuse contemporaine, avec le texte intégral de l'Encyclique Pascendi, du Syllabus Lamentabili et de la Supplique d'un groups de Catholique française au pape Pie XChapitre 69 sur 82 · Motu-ppopr. « Ul myslicam ». 14 mart. 181>i · texte numérisé non relu

Motu-ppopr. « Ul myslicam ». 14 mart. 181>i

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un martyr de la vérité. — 126. Les jeunes, étourdis et troublés de tout ce fracas de louanges et d'injures, finissent par peui* du qualificatif d'ignorants et par ambition du titre de savants, en même temps que sous l'aiguillon intérieur de la curiosité et de l'orgueil, par céder au courant et se jeter dans le modernisme.

127. Mais ceci appartient déjà aux artifices employés par les modernistes pour écouler leurs produits. Que ne mettent-ils pas en œuvre pour se créer de nouveaux partisans! Ils s'emparent de chaires, dans les séminaires, dans les universités, et les transforment en chaires de pestilence. Déguisées peut-être, ils sèment leurs doctrines de la chaire sacrée; ils les professent ouvertement dans les congrès: ils les font pénétrer et les mettent en vogue dans les institutions sociales. Sou- leur propre nom, sous des pseudonymes, ils publient livres, journaux, revues. Le même multipliera ses pseudonymes, pour mieux tromper, par la multitude simulée des auteurs, le lecteur imprudent. En un mot, action, discours, écrits, il nest rien qu'ils ne mettent en jeu, et véritablement vous les diriez saisis d'une sorte de frénésie. Le fruit de tout cela? — 128. Notre cœur se serre à voir tant déjeunes gens, qui étaient l'espoir de l'Eglise et à qui ils promettaient de si bons services, absolument dévoyés. — 129. Un autre spectacle encoieNous attiiste : c'est que tant dautres catholiques, n'allant certes pa> aussi loin, aient pris néanmoins l'habitude, comme s'ils eussent respiré un air contaminé, de penser, parler, écrire, ave<.* plus de liberté qu'il ne convient à des catholiques. De ceux-ci, il en est parmi les laïques; il en est dans les rangs du clergé; et ils ne font pas défaut là où on devait moins les attendre, dans les instituts religieux. S'ils traitent de questions bibliques, c'est d'après les principes modernistes. S'ils écrivent d'histoire, ils recherchent avec curiosité et publient au grand jour, sous

couleur de dire toute la vérité, et avec une sorte de plaisir mal dissimulé, toute {sic) ce qui leur paraît faire tâche (sic) dans l'histoire de l'Église. Dominés par de certains a-priori, ils détruisent, autant (|u'ils le peuvent, les pieuses traditions populaires. Ils tournent en ridicule certaines reliques, fort vénéiables par leur antiquité. Ils sont enfin possédés du vain désir de faire parler d'eux : ce qui n'arriverait pas, ils le comprennent bien, s'ils disaient comme on a toujours dit jusqu'ici. Peut-être en sont-ils venus à se persuader qu'en cela ils servent Dieu et l'Eglise: en réalité, ils les offensent, moins peut-être par leurs ceuvres mêmes que par l'esprit qui les anime et par le concours i|u'ils prêtent aux audaces des modernistes.

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