‹ Les modifications de quelques glandes à sécrétion interne: thyroïde, parathyroïde et surrénale après la dérivation biliaire expérimentaleChapitre 2 sur 22 · INTRODUCTION HISTORIQUE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION HISTORIQUE

On sait que la dérivation biliare, c’est-à-dire le rejet complet de la bile et de tous ses constituants au dehors de l’organisme entraîne certaines modifications dont les mieux étudiées jusqu'ici ont été les modificaons du squelette.

C'est au phys'ologiste français Doyon que revient le mérite d’avoir pour la première fois noté ces modifications osseuses. Son observation est très démonstrative :

À une chienne de deux ans il a ébtali une fistule biliaire. Après une certain temps, l’animal ne pouvait plus ni marcher ni se tenir debout. Il est mort dix mois plus tard avec des symptômes d’ostéoporose. L'examen microscopique des os a donné les résultats suivants : Espaces agrandies, lamelles minces, en partie remplies par une substance hyaline, rouge, légèrement fibrillaire, remplaçant la partie calcaire.

Cinq ans plus tard, Pavlow fit les mêmes constatations. En effet Pavlow a étudié les effets de la dérivation des différents sucs digestifs. En 1905 il en rendait compte à la Sté. médicale de St. Petersbourg. Il avait observé des symptômes particuliers chez des chiens auxquels il avait établi des fistules biliaires, pancréatiques ou intestinales: les animaux montraient quelques mois après une limitation croissante de leurs mouvements. Ils ne sautaient plus, ils ne couraient plus, et avaient une dé-

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marche traînante. Peu à peu ils ne pouvaient plus se lever et quand on les y obligeait ils avaient de la peine à se recoucher pour rester finalement étendus. Les mouvements de la tête seule persistaient, et les animaux s'intéressaient d’ailleurs vivement à ce qui se passait autour d'eux. L’appetit restait bon. A l’autopsie Pavlow trouvait un ramollissement intense des os, à un tel point que la colonne vertébrale pouvait être facilement coupée au couteau. Aux extrémités osseuses il n’y avait aucune résorption. Ces symptômes étaient particulièrement fréquents et très prononcés après la dérivation biliaire.

En 1907, Looser a publié l'observation de deux chiens qui avaient une fistule pancréatique et biliaire pendant un an. Il a longuement insisté sur les modifications du squelette où il trouvait macroscopiquement un ramollissement intense du tissu spongieux. Ce ramollissement intéressait la colonne dorsale et sacrée, de même les os du crâne. La consistance du tissu spongieux était très diminuée, tandis que le tissu compact était très mince. Les côtes étaient très flexibles et présentaient par endroits des fractures. Au microscopique, l'examen révélait «un processus atrophique très prononcé». L’apposition osseuse était très restreinte. Le tissu osseux lacunaire ne semblait pas augmenté tandis que le tissu ostéoïde était normal ou légèrement élargi. D’après lui il s’agit donc d’une simple «atrophie osseuse et non d’un processus rachitique ou ostéomalacique.»

Dietrich a étudié dix animaux porteurs d’une fistule biliaire. Lui encore trouve une raréfaction squeletique très prononcée, en partculier chez un animal qui survécut huit mois.

Seidel en 1910 publie en détail deux cas observés chez l’homme qui correspondent exactement aux observations précédentes :

Dans le premier cas, il s’agit d’une femme de 55

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