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ans atteinte de calculs biliaires chez laquelle une cholécystostomie avait été pratiquée. Les calculs n'avaient pas été trouvés, une fistule biliaire persistait. La bile était déversée au dehors, et les selles étaient décolorées. L'état de la malade s’empirait; une seconde intervention trois ans et demi après pour rétablir le courant biliaire normal, n’avait pas le succès voulu. La malade est morte 18 jours après l’opération.
Les modifications suivantes du squelette furent constatées à l’autopsie :
Les os longs étaient plus légers que normalement, se coupaient plus facilement aux extrémités. La corticale était d'un tiers plus mince, et le tissu n'était plus compact mais traversé par une masse de canalicules. On ne remarquait aucune apposition périostique mais des fractures de côtes à différents endroits.
Au point de vue microscopique : une ostéoporose avec une forte résorption poduite par les ostéoclastes et des canalicules très fines avec apposition osseuse normale sans formation de tissus ostéoïde.
Seidel soulevait la question du diagnostic différentiel avec l’ostéomalacie et avec l’atrophie osseuse présénile. Mais les renseignements cliniques dont :l disposait ne lui permirent guère de le préciser.
Le deuxième cas très intéressant concerne un cas de fistule biliaire incomplète ayant persisté 14 mois.
Il s'agissait d’une femme de 57 ans atteinte de cho lélithiase avec ictère chez laquelle une cholécystectomie et cholédocotomie avec drainage consécutif avait été faite. La plaie était cicatrisée après quelques temps. Mais 3 mois plus tard une fistule biliaire s'était ouverte à travers la paroi abdominale. Il s’agissait d’une fistule incomplète, un léger écoulement de bile dans l'intestin persistait. Les selles n’étaient que légèrement colorées.
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Les urines contenaient abondamment de pigments biliaires. À |
Quelques temps après, la femme se pleignait de douleurs particulières dans différentes régions du corps : d’abord à la poitrine, puis dans les cuisses, dans le bassin et les articulations en suite. Ce qui lui rendait la marche très difficile. La malade avait une démarche traînante, avançait à petits pas, comme si elle était atteinte d’une luxation congénitale de la hanche. Un an plus tard, la colonne vertébrale commençait à se déformer : une cyphoscoliose très prononcée en résultait.
À la suite elle se faisait hospitaliser dans un sanatorium et on la traitait par des rayons. Après un traitement de 2 mois les selles reprenaient tout d’un coup la couleur noire normale. Les graisses y ont disparu. La fistule biliaire donnait beaucoup moins. L’état général de la malade s’améliorait sensiblement, les douleurs dans les extrémités disparaissaient et les mouvements devenaient de plus en plus faciles.
En présence de ces symptômes cliniques : ramollissement des os, déformation du bassin, cyphoscoliose, en rapport avec une fistule biliaire et le rétablissement consécutif à un écoulement normal de la bile, l’auteur était convaincu qu'il s'agissait d’une ostéoporose provoquée par la dérivation biliaire, basée sur une augmentation du processus de résorption ostéoclastique.
Au sujet de ces troubles osseux aucune explication satisfaisante n’a été donnée. Pour Pavlow il s’agissait de troubles digestifs, pour d’autres d’une mauvaise résorption des sels calcaires. Ils n’avaient pas cherché à en saisir le mécanisme intime. Celui-ci est en réalité fort complexe, car c’est une question de pathologie générale qui nécessite de nouvelles analyses. Les phénomènes de la digestion sur lesquelles Pavlow avait porté toute son attention, sont loin d'être seuls en cause.