‹ Les modifications phonétiques du language, étudiées dans le patois d'une famille de CellefrouinChapitre 17 sur 93 · FINALES LIBRES · texte numérisé non relu

FINALES LIBRES

FINALES ENTRAVEES

àp

Pà

pàp

àp

Pà

pdp

ap

pa

pap

ép

pé

pèp

ép

pé

pèp

ep

pe

pep

pip

ip

Pi

pip

àp

pà

pàp

àp

Pà

pôp

op

po

pop

ûp

pûp

pu

pàp

ce

ép

pà

ce

ap

ûp

pti

pûp

up

pu

pup

ap

Pà

Pàp

pèp

ôp

pô

pôp

Les diverses situations de la voyelle dans les monosyllabes influent peu sur sa durée, car les variations signalées sont de celles qui peuvent affecter un même son, et, du reste, elles ne présentent pas la constance suffisante pour qu'il soit possible d'établir une règle. Tout au plus pourrait-on y reconnaître la progression suivante, plutôt encore à l'état de tendance que de loi fixe :

Voy. isolée >• init. entravée > finale libre > finale entravée.

L'importance du tableau est tout entière dans le rapport du timbre et de la quantité.

Troublé après mes premières expériences par l'anarchie qui, à première vue, règne dans la quantité de mes voyelles, j'ai cru un instant que je devais bannir cette notion de mon étude et attribuer uniquement le sentiment que j'en ai à une erreur d'éducation. En effet, les premières leçons de grammaire que j'ai reçues m'ont appris à confondre la quantité avec

DURÉE DES SONS. — ACCENT TEMPOREL

le timbre, et cette confusion persévère dans mon appréciation actuelle des voyelles de mon patois. Je sens comme longues toutes les voyelles ouvertes ou fermées, comme brèves toutes les voyelles moyennes.

Ce que cette appréciation contient d'exagéré nous sera révélé par les tableaux suivants. Mais elle est exacte pour les voyelles isolées, attendu que la voyelle moyenne n'atteint que la moitié ou le tiers de la voyelle ouverte ou fermée correspondante.

Cependant, je dois le dire, cette différence seule, quoiqu'elle soit bien sensible, ne suffirait pas A me donner une sensation aussi nette que celle que j'éprouve en comparant ces divers sons. En effet, une différence analogue existe entre à et S, l et 7, d et 3 : II pà « le pain » 1 5 , lu pà « les pains » 28, le pin » 17, lu pâ « les pins » 25, li pô « le pont » 16,

lu pô «* les ponts » 32. Mais je ne l'ai reconnue que fort tard, et encore plutôt guidé par l'analogie qu'averti par mon oreille.

Groupes de deux syllabes.

Moyennes des inscriptions relevées :

l« EXPÉRIENCE

2e EXPÉRIENCE

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