‹ Les modifications phonétiques du language, étudiées dans le patois d'une famille de CellefrouinChapitre 2 sur 93 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ANALYSE PHYSIOLOGIQUE DES SONS DE MON PATOIS — LEURS MODIFICATIONS INCONSCIENTES — MESURE DU TRAVAIL QU'EN EXIGE LA PRODUCTION

L'observation attentive de la nature donne toujours au delà de nos espérances. C'est ainsi qu'une simple analyse physiologique des sons de mon patois nous révélera les modifications inconscientes qui y prennent naissance, et nous fournira une évaluation approximative du travail qu'en exige la production. Je ne séparerai pas ces trois objets qui sont liés si intimement entre eux, et, comme les deux derniers découlent naturellement du premier, je m'attacherai uniquement à l'ordre que réclame l'analyse physiologique.

Laissant de côté, pour le moment, tout ce qui concerne l'analyse physique des sons, nous traiterons successivement des régions d'articulation, des variations qui surviennent dans la sonorité des éléments du langage, de la mesure du souffle employé pour la parole, de la durée et de la hauteur musicale des sons, et nous terminerons par une note sur les sons en voie de disparaître. Mais, auparavant, je dois faire connaître la méthode que j'ai suivie pour l'étude de ces divers phénomènes.

Cette partie, je l'ai déjà dit, est presque uniquement composée d'après des observations personnelles, n'ayant pas eu le loisir de renouveler les expériences sur mes compatriotes; mais, dans la plupart des cas, j'ai le contrôle de M. le docteur Rosapelly, et cela suffit pour en vérifier la valeur.

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