‹ Les modifications phonétiques du language, étudiées dans le patois d'une famille de CellefrouinChapitre 38 sur 93 · I-arynx · texte numérisé non relu

I-arynx

Intcriptcur de U parole

C'est bien , à n'en pas douter, l'octave aiguô du son émis par M. le docteur Rosapelly (cf. fig. 1 14).

Dans le conte du Petit Poucet, je trouve : âptl-àv li

et (fig. 113):

Fig. 113. V- B.

2 1/2 et 3 v. d. par ^t de seconde, soit 500 et 600 v. s. à la seconde.

Il y a plus. Non seulement l'octave aiguè" est ainsi indiquée dans les inscriptions; mais encore nous pouvons y reconnaître un ou plusieurs des autres sons partiels. Dans le tracé reproduit plus haut, on voit à la loupe des sinuosités régulières qui doivent leur être attribuées. J'en ai compté 6, 6 1/2, 7 par centième de seconde, soit en vibrations simples 1,200, 1,300, 1,400 par seconde. Dans bien des cas, chacune de ces sinuosités parait partagée en 3, ce qui donne 3,600, 3,900, 4,200 v. s. par seconde. On peut encore en observer dans les tracés pris avec la vitesse moyenne du régulateur. La difficulté de les compter à une échelle si petite a fait que je les ai négligées, sauf une fois (p. 124).

Le compte des vibrations laryngiennes prises à l'aide de l'explorateur électrique, n'est pas toujours facile, parce que la difficulté du réglage en fait perdre un bon nombre. Mais on est souvent aidé par la comparaison des tracés dus aux autres organes.

Langue.

Larynx .

Nez....

Larynx .

HAUTEUR MUSICALE DES SONS. 119

Dans des inscriptions bien réussies, on a pour le larynx le môme nombre de vibrations que pour la langue et pour le nez, par exemple :

J 360 320 320 (Dr R.) 280 240 260 260

mô nô ana amma amfâ àp pôlrin 480 320 360 3603 20 400 260

in kri u prt-tè-nà tu se i prâ—dri l li d {ml atu

Nez i

Larynx'.i 4°° 6°° 380 440 37° 54° 480 440 440 44° 360

D'autres fois, le larynx inscrit moins de vibrations que le nez ou la langue.

Ainsi, dans une expérience, les vibrations inscrites sont juste la moitié de celles du nez (cf. fig. 41).

pâ pô dyabl tûn à pur

Nez 560 480 440 480

Larynx 280 240 240 240 220 240

Dans une autre, à laquelle appartiennent les tracés reproduits fig. 39, 40 et 47, il n'y a qu'une seule vibration du larynx inscrite pour 3 du nez, même pour 4 ou 5 .

Mais cette irrégularité se fait toujours suivant des nombres entiers, ce qui permet assez souvent, en dehors même du contrôle du nez, d'établir le nombre exact des vibrations laryngiennes.

Il ne faudrait pas voir là, je pense, autre chose que des imperfections dues à un défaut de réglage et à la difficulté de l'expérimentation. S'il y a, comme certains tracés semblent l'indiquer, au dessous du son fondamental des sons partiels qui ne feraient que le renforcer, tels que les notes les plus graves du piano, qu'on n'emploie en musique qu'associées à leurs octaves supérieures « auxquelles elles ajoutent le caractère de leur gravité en laissant encore appréciable la hauteur du son » (Helmholtz, Théorie pbys. de la musique, p. 24), je ne suppose pas qu'ils soient ici en cause.

Du reste, j'aurai l'occasion de revenir sur cette question quand j'aborderai l'étude physique des sons employés dans la parole. Ce qu'il importe de constater pour le moment, c'est que les mouvements vibratoires de la parole et des organes de la voix nous fournissent le moyen de déterminer, sinon toujours la hauteur absolue d'un son, du moins l'intervalle qui sépare deux sonns successifs.

En effet, si la hauteur absolue peut parfois faire quelque doute, si une

erreur de gamme est possible, il n'y a pas d'hésitation sur les intervalles; car on a toujours le moyen de reconnaître si le passage d'une gamme à une autre est réel ou apparent. Au surplus, nous avons sur ce sujet des faits positifs.

Dans une expérience, M. le docteur Rosapelly prononçait anima, le second a étant à l'octave aiguë du premier. Or j'ai compté pour le premier

Fig. 114. V«" C.

a mm a (D' R.)

18 vibrations simples pour la durée d'un dixième de seconde, pour le deuxième, 36. L'octave est juste. Après cela, M. le docteur Rosapelly a exécuté sur les mêmes syllabes un accord parfait. Nous avons eu successivement pour un dixième de seconde 20, 25, 30, 40 v. s.; ce qui concorde exactement avec les données scientifiques : la note grave étant t, la tierce majeure est 5/4, la quinte 3/2 et l'octave aiguë 2. Ces chiffres sont assurés par l'accord du ne/, et du larynx. Ils répondent à peu près à sol 1 ré1**™, sol id,iut gamme naturelle de M. le docteur Rosapelly.

Après ces préliminaires, je vais donner le total par seconde des vibrations que j'ai comptées dans diverses expériences, écartant tous les chiffres douteux, ce qui m'obligera a laisser de côté un grand nombre de documents utilisés jusqu'ici.

Les chiffres relatifs à un même tracé et réunis par des accolades indiquent les vibrations élémentaires qui entrent clairement dans les vibrations complexes, comme fig. 96 et 106. Les chiffres imprimés en caractères gras marquent les octaves aiguës par rapport aux notes voisines sans que l'octave grave apparaisse dans le tracé.

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HAUTEUR MUSICALE DES SOKS

§ 2. — Mesure de la hauteur des sons.

Je commence par citer quelques mots de M. le docteur Rosapelly recueillis a l'aide de l'inscripteur de la parole (A) et de l'explorateur électrique du larynx (L). Les traces de l'inscripteur de la parole sont un peu empâtés. Mais ceux du larynx sont remarquablement beaux. J'en reproduis un :

Fig. n 5.

■a (Dr R.)

fh-a—p—a L. 360 360 280 280 440 440 320 320 k-a — e a

[.. 320 280 2,cO

m — an-- L. 280 480 480

Je passe maintenant aux sons de mon patois.

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