SCÈNE XIV
BOUL-DOG et MARCHE -AU PAS cachés* EVELINA, AURORE, FLORINF,
CHŒtlR.
Air : J'aime les amours.
Ah ! que Paris est ennuyeux !
C'est un séjour dangereux
Et fâcheux ; On craint pour son cœur 'Son honneur, Pour sa pudeur, é*è t«| » vi .#*** ■c?ndeur !
yuelle horreur!
On ne peut pas Y faire un pas Sans qu'un galantne vous offre son bras.
FLORTNE
D'un petit air honnête , et doux ,
On lui répond .pour qui me prenez-vous ?
par
EvELINA.
Souvent même ces messieurs persistent les jeunes
gens maintenant sont si mal élevés!... on a beau leur répéter : « mais finissez donc , monsieur , vous me prenez « pour une autre. » Ils vous suivent, ils vous demandent votre adresse.... bien plus , ils ont quelquefois la malhonnêteté de vous offrir un petit sautoir de Cachemire , une écharpe en crêpe de Chine ; enfin tout ce qu'il y a de plus nouveau dans ce genre-là. . . C'est affreux I
Reprise ensemble.
Ah ! que Paris est ennuyeux !
C'est un séjour dangereux , etc., etc.
^f , MARCHE-AU-PAS, à part, entrouvrant T armoire.
Le fait est que les hommes sont de fameux farceurs le temps qui court.
BOUL-DOG , de même.
Celles-là , par exemple , sont ferrées sur les principes.
aurore.
Dites donc , mesdemoiselles , il me semble que je viens d'apercevoir un chapeau d'homme au bout d'une canne r passer devant la boutique.
FIORINE.
Oui. . . en voilà même deux.
EVELINA
En voilà troisf* On apperçohlcsfhapeaux.
AURCJRE.
Ce sont ces messieurs ; je vais leur ouvrir, {elle va ouvrir la porte.} Entrez , nous sommes seules.