EN EE
De plus, les crises reviennent, deux environ la nuit, encore très pénibles. Le blessé se dit soulagé de 50 %, on décide alors une sympathectomie lombaire dont nous verrons plus loin le résultat.
Nous avons tenu à détailler ces observations pour montrer ce qu’on est en droit d’attendre de l’intervention portant sur le nerf.
Dans les trois cas, une sympathectomie périfémorale a été faite ; il ne nous semble pas que cela empêche de juger le résultat de l’opération puisqu’elles furent toutes trois absolument inefficaces, ne donnant un soulagement que de quelques mois. En somme, les blessés furent opérés exactement comme si on n’était jamais intervenu sur eux, sauf peut-être dans l’observation VII où seules les douleurs du type sympathique cédèrent en partie à l’opération péri-fémorale.
Dans ces trois cas, deux fois, il s’agissait de douleurs du type tronculaire avec absence complète du syndrome sympathique (obs. III et VI). L’observation VII concerne un type mixte, mais, après sympatectomie péri-fémorale ne subsistait que l’hallucination douloureuse. En somme, l'indication d’intervenir sur le sciatique était parfaitement justifiée.
L'opération n’a jamais supprimé l'illusion du membre absent. Malgré la suppression physiologique du nerf, malgré qu’il ne puisse .plus y avoir d’excitation partie du sciatique que l’amputé rapporte au membre disparu, les malades ont continué à sentir parfaitement leur pied ou leur jambe. Alors qu’une anesthésie du névrome à la novocaïne supprime pendant queiques heures l’hallucination, la section ne la