OBSERVATION II
M. Gr, 50 ans, de Corcelles, a été blessé en 1915 par une balle qui lui a fait une fracture ouverte de la tête humérale gauche; celle-ci est réséquée. Le malade fait ensuite un foyer d’ostéomyélite qui nécessite une désarticulation de l’épaule gauche. La plaie est laissée ouverte et la cicatrisation obtenue au bout de 7 mois.
Après cette intervention, le malade ne sent pas son bras, un peu sa main et rarement son coude. En somme, il n’a jamais beaucoup souffert de son moignon, à part quelques légères douleurs, surtout en-dessous.
Mais, depuis 1925, il a commencé à souffrir de la région thoracique gauche, la douleur part du moignon, lui donnant l’impression d’être serré dans un étau, elle survient par crises très pénibles qui durent 3 ou 4 jours, puis deviennent continues. Depuis 1929, il souffre äu côté opposé, cette douleur irradie dans le bras droit jusque dans le petit doigt, avec paroxysmes sous forme de brûlures qui empêchent le malade de dormir, de travail-