RARE
ler, l’obligeant à prendre continuellement du gardénal, et même parfois à faire de la morphine.
En 1937, les douleurs sont continues dans le thorax, elles affectent le type angor pectoris avec sensation d’angoisse et de mort imminente et à ce moment, elles apparaissent lancinantes dans le dos et la nuque. Le malade maigrit, se cachectise peu à peu.
Le malade est vu par le Dr Frédéric Leclerc à son cabinet en novembre 1937, à ce moment, l'examen montre l’orifice d’entrée de la balle sous la clavicule; les cicatrices du moignon sont irrégulières et on sent un gros névrome à la partie inférieure, sa palpation détermine des douleurs fulgurantes dans le bras gauche. Du côté droit, le bras est normal, le petit doigt est un peu douloureux à la palpation. Il existe, en outre, une hyperesthésie du moignon, le moindre contact, même celui des vêtements est très pénible.
A ce moment, le Dr Frédéric Leclerc infiltre le névrome à la novocaïne : le lendemain, douleurs très violentes dans la main droite et dans la main absente. Les jours suivants, il souffre beaucoup moins : la douleur thoracique a diminué, mais le coude et le doigt restent très douloureux.
4 jours après : Nouvelle infiltration du névrome; il ressent des douleurs dans le thorax, mais le coude et la nuque sont indolores. Il souffre toujours du petit doigt et les crises d’angor pectoris persistent.
4 jours plus tard : Infiltration novocaïnique du névrome et du ganglion étoilé. Apparition immédiate d’un syndrome de Claude Bernard Homer qui a duré 3 jours, et, 1/2 heure après, les douleurs ont complètement disparu. Il ne sent plus son petit doigt, ni son coude. Les douleurs du thorax, de la nuque et les crises angineuses n’existent plus. Le malade est véritablement transformé, il peut dormir la nuit sans hypnotique et travaille, ce qu’il n’avait pu faire depuis de nombreuses années.
Revu en janvier et avril 1939, la guérison s’est maintenue complète,