‹ Les Moignons Douloureux: Etude Clinique et TraitementChapitre 30 sur 41 · BTE · texte numérisé non relu

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au lieu d’élection. Petite suppuration au niveau du moignon jusqu’en mars 1938.

Immédiatement après l’'amputation de la jambe, le malade commence à souffrir de son avant-pied, ses douleurs de type tronculaire sont continuelles avec paroxysmes. Elles surviennent sans prodromes, surtout la nuit, et se manifestent par une violente crispation douloureuse des orteils.

Pas d’irridiations dans la jambe, la zone douloureuse s’arrêtant à la tête des métatarsiens.

Pas de douleurs sympathiques au niveau du moignon.

En novembre 1935 : Sympathectomie périfémorale gauche à la suite de laquelle le malade se dit soulagé, les douleurs deviennent intermittentes, surviennent par crises avec paroxysmes aussi violents, souvent nocturnes (3 ou 4 fois par nuits). La marche et la mobilisation du membre calment la douleur.

Les crises surviennent sans aucun prodrome et le malade ne souffre toujours pas de son moignon.

Néanmoins, depuis la sympathectomie, il ne peut se passer de morphine (4 centigrammes par jour en moyenne) et, peu à peu, les douleurs augmentent non pas de durée, mais de fréquence et de violence, à tel point qu’on décide de pratiquer chez ce malade qui présente des douleurs du type tronculaire une opération de Leriche. Il passe dans le service du Pr G. Leclerc.

Le 10 novembre 1938 : Intervention Dr F. Leclerc, anesthésie : protoxyde d’Az et Ether. Découverte du nerf sciatique qui paraît normal. Section du nerf. Injection dans le bout central de 3 cc. d’acide phénique, suture périnévrilématique. Fermeture.

Suites opératoires : Amélioration de 50 %. Les douleurs sont toujours du même type, mais beaucoup moins fréquentes (environ deux crises par 24 heures), le malade a pu rester ainsi plusieurs jours sans morphine.

Le résultat n’étant pas satisfaisant deux mois après la

dernière intervention, on décide de lui faire une section de son sympathique lombaire.

En outre, chez ce malade, on note l’apparition d’une petite ulcération de la largeur d’une pièce de 1 franc sur le bord externe du moignon. Elle est indolore à fond saignant, mais n’a pas de tendance à la cicatrisation.

Intervention le 15 janvier 1939 sous anesthésie générale: Protoxyde d’Azote + Ether, Dr Frédéric Leclerc, Moreau, Longin. Résection de la chaine sympathique lombaire et des 4° et 5° ganglions.

Dès le lendemain de l’opération, les douleurs du pied ont complètement disparu, il n’a plus de crises nocturnes comme auparavant et l’ulcération diminue.

En outre, on a noté chez ce malade, le deuxième jour après l’opération, l’apparition d’ondes péristaltiques avec coliques, mais sans température ni vomissements. Peu à peu, ces symptômes disparaissent, mais le malade conserve, même après son lever, des ondes péristaltiques. Il quitte l’hôpital le 15 avril 1939, complètement guéri.

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