‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 12 sur 177 · Rfç.i cap · texte numérisé non relu

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4. Ktiam si ultimus fuerit in ordine congrégation!*. Cap. Oi.

5. Alors la majorité n'était plus requise ; le choix de la minorité pouvait remporter s'il était meilleur : Sivê etiam pars, quamvis parva, congregationis, saniori consiîio elegerit. Cap. 04. Plus tard, la majorité absolue des votants fut universellement requise pour rendre valide l'élection d'un al.bé.

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constitution invariable de la communauté, par l'obligation de consulter soit l'élite, soit la totalité de ses subordonnés sur toutes les affaires, enfin |>ar l'élection dont elle sort; et cette élection opérée par un nombre restreint d'électeurs, tous essentiellement compétents, tous personnellement intéressés à leur œuvre, fait réellement du chef la créature de tous ceux à qui il commande.

A.,,io«ie II faut reconnaître que jamais l'esprit de comle système munauté ou d'association ne fut plus fortement

féodal

organisé. Il y a, dans cette combinaison d'une autorité à la fois absolue, permanente et élective, avec l'obligation de prendre conseil de toute la communauté et d'agir uniquement dans son intérêt, un principe nouveau qui n'a rien d'analogue dans le monde païen ni dans le Bas-Empire chrétien, un principe dont l'énergique fécondité va être démontrée par l'expérience des siècles. La communauté puise une force irrésistible dans l'union de ces volontés épurées par l'abnégation et toutes concentrées vers un seul but, sous une seule main, que règle et contient à son tour l'esprit de sacrifice. Entre la dissolution de l'Empire et l'anarchie de la conquête, le cloître bénédictin, cette vivante image de la cité chrétienne, présente à la société défaillante un système qui tient à la fois de la robuste discipline des légions romaines et de cet esprit de dévouement et de solidarité domestique signalé par Tacite chez les peuplades germaniques.

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On l a dit avec raison, il y a dans cette règle un fond évangélique et une forme féodale 4. Les institutions qu'elle fonde, comme les mots et les images qu elle emploie, portent une sorte d'empreinte belliqueuse. Elle semble tendre la main à la féodalité qui va naître dans les camps des Barbares victorieux. De ces deux forces, Tune va organiser et consolider la conquête matérielle, l'autre crée une hiérarchie et une armée pour la conquête des âmes.

Le monastère, comme une citadelle sans cesse assiégée, devait renfermer dans son enceinte des jardins, un moulin, une boulangerie, des ateliers divers, afin qu'aucun besoin de la vie matérielle ne fournit aux moines l'occasion de sortir2. Un certain nombre de religieux, que l'abbé en jugerait digues, pouvaient être élevés à la prêtrise pour le service spirituel de la maison, mais sans cesser pour cela d'être soumis à la discipline ordinaire 5.

Un moine, choisi parmi les plus dignes, sous le

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