De Be rustica, 1. i, c. 8, p. 4*5, éd. Gesner
4. Cap. 22. — L'usage des siècles anciens, qui fut prolongé jusque dans le Moyen Age, était, comme l'on sait, de dormir sans vêtement.
moin ru n'ocr. n. 5
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SAINT BENOIT
née un silence presque continuel 4. Celaient là des prescriptions minutieuses et salutaires qui autorisaient Benoît à déclarer que la vie de moine ne doit être qu'un carême perpétuel 2.
Il y en avait d'autres mieux adaptées encore pour extirper du cœur des religieux jusqu'aux dernières amorces de l'orgueil, de la volupté et de l'avarice. Ils ne pouvaient recevoir aucune lettre, ni le moindre présent 3, même de leurs plus proches p^aiiiés. parents, sans la permission de l'abbé. En acceptant la règle, ils s'engageaient d'avance à subir patiemment, pour les moindres fautes, des pénitences publiques et humiliantes, et jusqu'à des corrections corporelles 4, en cas de récidive ou de murmure, sans préjudice de l'excommunication temporaire et de l'exclusion définitive. Mais la clémence apparaît à côté de la sévérité : le frère exclu qui voulait revenir, en promettant de s'amender, devait être reçu de nouveau et jusqu'à trois fois avant d'être à jamais proscrit de la communauté.
El cependant, en se reportant aux austérités des anciens Pères du désert, Benoît n'hésite pas à dire, dès le début de sa règle, comme on l'a vu, qu'il ne croyait avoir rien prescrit de trop rude ou de