‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 34 sur 177 · Ibid., v, 43, et xi, Tj · texte numérisé non relu

Ibid., v, 43, et xi, Tj

\a bouche4. On ne pouvait guère lui reprocher que son avarice. Après vingt ans d'un règne sans gloire, il eut le malheur d'abandonner douze mille captifs de son armée au fer des Avares qui, sur son refus de payer leur rançon, les massacrèrent tous. De là une révolte militaire qui fît monter Phocas sur le trône. Ce misérable fit égorger non-seulement l'empereur Maurice, tout goutteux et incapable de se défendre, mais encore ses six fils qu'il fit périr sous les yeux de leur père, sans vouloir même épargner le dernier né, qui était encore à la mamelle, et que sa nourrice voulait sauver en mettant le sien à la place ; mais Maurice découvrit aux bourreaux cette ruse pieuse, et ne voulut pas sauver son enfant à ce prix. Il mourut en héros chrétien, en répétant 2 les paroles du psaume : Vous êtes juste. Seigneur, et votre jugement est équitable. Il avait d'avance demandé à Dieu d'expier ses péchés dès ce monde par une mort violente, afin d'être épargné dans l'autre. Ce massacre ne rassasia pas Phocas, qui dans la suite immola l'impératrice et ses trois filles, le frère de Maurice et une foule d'autres. Après quoi ce monstre envoya son image et celle de sa femme à Rome, où le sénat et le peuple les reçurent avec acclamation.

Grégoire eut le malheur de s'associer à ces lâches acclamations. Il fit transporter ces images de ses

Page 1