I. Epist.. m, 23; v
muniés par leurs abbés1. Il ne voulait pas que les religieux pussent courir les cbamps ou passer d'une maison à une autre2. Pour ôter aux abbés aussi bien qu'aux moines tout prétexte de sortir, il leur prescrit d'avoir un procureur séculier et salarié. Il veillait surtout à la stricte observance de la continence religieuse, à ce que les monastères des deux sexes fussent éloignés les uns des autres, et à ce que l'entrée des communautés d'hommes fut rigoureusement interdite aux femmes, sous quelque prétexte que ce fût. Dans les îles de la côte d'Italie, déjà peuplées de moines 5, et où s'étaient retirés les habitants de la Campanie fuyant les Barbares, il ordonna au recteur du patrimoine pontiûcal de faire éloigner toutes les femmes.
1 1 voulait surtout qu'on fit rechercher et enfermer les moines qui quittaient leurs communautés pour se marier, et contre lesquels le concile de Chalcédoine avait prononcé l'excommunication *. Mais même en appliquant ces lois austères, la tendre charité, l'aimable cordialité qui sont le trait distinctif de son caractère reparaissaient toujours. Un
\. Epist., vu, 35. Un abbé africain, nommé Cum quo Deus. s'était plaint à lui de ce que ses moines s'étaient enfuis dès qu'il avait voulu leur faire observer exactement la règle.