‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 57 sur 177 · Dulcissimœ fili®. Epist., xi · texte numérisé non relu

Dulcissimœ fili®. Epist., xi

2. Epist., tv, 0; v, G et 21. Il y avait dos lors des religieuses de plusieurs sortes; la plupart vivaient en communauté", mais d'autres étaient des recluses solitaires, ou bien vivaient dans leurs familles en portant le voile : divers abus résultaient de ces deux derniers modes, auxquels les papes Pt les concile* mirent fin. Dans ses dialogues saint Grégoire parle de plusieurs saintes religieuses, en les qualifiant de Ancilia Christi , Deo devota, conf 'ssa, rectum ; il leur donne aussi le nom de monialis qui devint ensuite le terme généralement employé.

Les trois tantes de saint Grégoire étaient religieuses en quelque sorte domestiques ; il en parle ainsi :

« Très pater meus sorores habuit : qure cuncta» très sacrae virgines fuerunt... uno omnes ardore conversa* , uno eodemque tempore sacrai»», sub districtiono regulart d^gontes , in domo propria socialem vitam ducebant. » Hom. 38, in Evang.

3. Ces décrets, rommn on l'a vu plus liant fp. 3"), ne s'appliquaient qu'à la bénédiction ou profession solennelle, et n'empêchaient pas les jeunes filles de consacrer leur virginité à Dieu dès

les communautés, aient au moins soixante ans et soient d'une renommée irréprochable1. Sa paternelle générosité pourvut aux besoins des religieuses qui, sorties des monastères ruinés de l'Italie et réfugiées à Rome, au nombre de trois mille, souffrirent beaucoup du froid pendant le rude hiver de 597, et y menaient d'ailleurs la vie la plus édifiante. « C'est à leurs prières, » écrivait-il à la sœur de l'empereur Maurice, « h leurs larmes, à leurs abstinences, que Rome doit d'avoir été sauvée entre les glaives des Lombards2. »

On a déjà vu avec quelle rigueur il poursuivait, comme abbé, chez les religieux, ce que la langue il proscrit monastique appelait la péculiarité, ou le vice de pecoiiaritc. Ja propriété personnelle. Gomme pape, il déploya la même sévérité. Il refusa de confirmer l'élection d'un abbé qu'il savait entaché de ce vice : « Je sais qu'il aime la propriété, » écrivait-il, « ce qui montre clairement qu'il n'a pas le cœur d'un moine... Si cet amour subsiste parmi vous, il n'y aura ni concorde ni charité. Qu'est-ce que la vie monastique, si ce n'est le mépris du monde? et comment peut-on dire qu'on le méprise, quand on cherche l'argent5?»

l'enfance , ainsi que le constatent une foule d'exemples. Cette question a été traitée à fond par Tiiomassin, Yetus et nova Ecclesiœ Disciplina, pars I, Mb. m , c. t»8.

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