‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 73 sur 177 · Monasterii nostri patrem. Epist., ra · texte numérisé non relu

Monasterii nostri patrem. Epist., ra

et qu'il ût légat en Espagne en lui confiant le soin d'y poursuivre, comme il l'avait déjà fait en France, la simonie et l'intrusion des laïques dans l'épiseopat. Il envoya par la même occasion le pallium à Léandre, qui devança de quelques années son ami dans la tombe, et qui mourut en même temps que le roi Réearède, en 601. L'Espagne a toujours honoré en lui son docteur et son apôtre, l'auteur principal de son retour à l'unité1.

Toute sa famille fut associée à cette œuvre. Son , , père et sa mère avaient été comme lui exilés pour -l 'an,i"e ta foi* et moururent dans cet exil. Son frère Fulgcnce, évêque comme lui, partagea ses combats et sa victoire. Sa sœur, Florentine, embrassa la vie monastique, devint supérieure de quarante couvents et de mille religieuses, et mérita par sa science, ses vertus, et jusque par ses chants sacrés, de figurer en tête de toutes ces illustres religieuses que la patrie de sainte Thérèse a données à l'Église2. Léandre, qui l'aimait tendrement, écrivit pour elle une règle spieiale*.

a J'ai cherché, » lui dit-il dans le préambule de cette règle, « très-chère sœur, quelles richesses et

1. Aduo u nto im:neritr> eum colant Hispani tanquam gentis sua» doctorcm et apostolum, oui potissimum débet Hispauia quod et rectam fldera et catholicos habeat reges. D'Aciikiiy, Act. SS. O. D.% t. I, p. 370.

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