‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 86 sur 177 · Frcctuosi Carmina, ap. Flore*, Espafia sagrada · texte numérisé non relu

Frcctuosi Carmina, ap. Flore*, Espafia sagrada

•ogle

le Guadalquivir, fouillant les promontoires, les golfes, les îies, et celle-là même où sera Cadix 4, pour y chercher des asiles propres à la prière et à u$ nage» la solitude. Grâce à lui, l'extrême frontière de POcroeéantabiiées cident est gardée par une ligne de garnisons monastiques. Les grandes vagues de l'Océan, en accourant des rives de l'autre hémisphère, de la moitié du monde encore inconnue aux chrétiens, rencontrent au haut des falaises de la péninsule Ibérienne le regard et la prière des moines. Ils y attendront de pied ferme l'invasion mahométane; ils la traverseront et lui survivront; ils y conserveront le dépôt de la foi et de la vertu chrétiennes, jusqu'aux temps prodigieux où, de ces plages affranchies par un infatigable héroïsme, l'Espagne et le Portugal prendront leur invincible élan pour découvrir un nouveau monde et planter la croix en Afrique, en Asie et en Amérique.

t. Cum prapfatam Gaditanam ingressus fuissct insulam... aediflcavit san c tu m ope Dei moriasterium. Valemi s, c. 14. — On peut voir le détail dos fondations si nombreuses de saint Fructueux dans le grand ouvrage d'Antonio de Yëpks, Coronica gênerai de la Orden <U San Benito, 1009, in-folio, centuria u, p. 175, 187, 2*23 et seq. Cet ouvrage, malgré ses inexactitudes, si souvent relevées par Mabillon, est inappréciable pour tout ce qui touche à l'Espagne monastique.

Page 1