Publié et traduit par Rebs. op. cit
à la conversion
de
ces pafens.
time ressentiment des violences et des sacrilèges de la conquête, se trouvait ainsi réduit à l'impuissance pour la grande œuvre de la conversion des Ànglo- I Saxons au christianisme. Non-seulement on ne cite \ pas un seul effort tenté par un pontife ou un relh ' gieux breton pour prêcher la foi aux conquérants; mais le grand historien de la race anglo-saxpnne constate expressément qu'il y avait chez les Bretons de la grande île un parti pris de ne jamais révéler les vérités de la foi à ceux dont ils étaient condamnés à subir la domination ou la cohabitation, et comme une résolution vindicative, quand même ils deviendraient chrétiens, de les traiter en païens incorrigibles1. Saint Grégoire le Grand porte contre f eux le même témoignage en termes plus sévères i encore : «Les prêtres, »dit-il, « qui avoisinent la na- I tion des Angles les négligent, et, dépourvus de toute sollicitude pastorale, ils refusent de répondre au désir qu'aurait ce peuple de se convertir à la foi du Christ*. »
Il faut donc renoncer à chercher chez les Bretons de la grande île les instruments delà conversion qui devra donner à l'Église un grand peuple de plus. Mais dans l'île voisine, en Hibernie, il subsistait au
y 1 . Ut nunquam genti Saxonum sive Ànglorum secum Britanniam in-
colenti, verbum idei predicando committerent... Cum usque hodie moris sit Brittonum, fidem religionemque Ânglorum pro nihilo habere, neque in aliquo eis magis communicare quam cum paganis. Bede, I, 22; II, 20.