‹ Les moines d'OccidentChapitre 19 sur 113 · Bede, lib. II, c. 20; lib. III, c · texte numérisé non relu

Bede, lib. II, c. 20; lib. III, c

<ta Saxons.

Vert <K6.

dial des cénobites pour le droit sacré de la propriété, qui a été si constamment, si lâchement et si impunément violé à leur détriment !

La vie de ce moine, dont il n'existe qu'un texte en dialecte gallois1, contient d'autres traits non moins curieux. Il avait planté à côté du tombeau de son père un gland, lequel devint un grand chêne dont aucun Anglais, dit la légende, ne pouvait approcher sans mourir sur place, tandis que les Gallois n'éprouvaient aucun mal. Il quitta l'un de ses gîtes, au bord de la Saverne, sous le coup de Thorreur que lui inspira le son de la voix d'un Anglais qu'il entendait de l'autre côté du fleuve, excitant ses lévriers avec des mots saxons : « Prenez vite, » dit-il à ses compagnons, « vos habits et vos chaus- « sures et partons, car la nation de cet homme a un « langage étranger et qui m'est abominable : ils « vont nous envahir et nous déposséder à jamais. » î/antipathie Ces anecdotes familières de la vie du moine

les r^raïTriens Beîno, comme le martyre de Cadoc, le sage et le les saxons moine patriote, par la main des Anglo-Saxons, dé-

esl sériel016 montrent l'invincible antipathie qui élevait comme un mur infranchissable entre les âmes des Bretons et des Saxons, plus d'un siècle et demi après l'arrivée de ces envahisseurs païens en Bretagne. Le fécond et généreux génie de la race celtique, dominé par cette répugnance patriotique, par le trop légi-

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