‹ Les moines d'OccidentChapitre 37 sur 113 · Boswei l'b Tour to the Hébrides · texte numérisé non relu

Boswei l'b Tour to the Hébrides

s'en effaça jamais, le regret de la patrie perdue, coiumba Toute sa vie, il conserva pour l'Irlande la tendre passement passion de l'exilé : passion qui se faisait jour dans " palnc' des chants qu'on nous a conservés et qui datent peut-être de ces premiers moments de l'exil. Il se peut que leur authenticité ne soit pas à l'abri de toute contestation et que, comme les lamentations poétiques formulées par Fortunat au nom de sainte Radegonde1, ils aient été composés par ses disciples et ses contemporains. Mais ils ont été trop longtemps répétés comme les siens, ils peignent trop bien ce qui a dû se passer dans son cœur, pour qu'il nous soit permis de les négliger. « Mieux vaut la mort dans l'irréprochable Irlande, qu'une vie sans lin ici en Albanie. » A ce cri de désespoir succèdent des notes plus plaintives et plus résignées. Dans l'une de ces élégies1, il re- *** • grette de ne pouvoir plus naviguer sur les lacs et patriotiques. les golfes de son île natale, ni entendre le chant des cygnes, avec son ami Comgall. Il regrette surtout d'avoir dû quitter Érin par sa faute, et à cause du sang versé dans les batailles qu'il avait provoquées. Il envie son ami Cormac, qui va pouvoir retourner à son cher monastère de Durrow, y entendre le bruit du vent entre les chênes, le chant du merle et du coucou. Quant à lui, Coiumba, tout lui est cher en Irlande, excepté les princes qui y

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