‹ Les moines d'OccidentChapitre 69 sur 113 · Acta SS. Bollasd., t. I Januar., p · texte numérisé non relu

Acta SS. Bollasd., t. I Januar., p

et avait jK>ur capitale Al-CIuid, aujourd'hui Duinbarlon. La souveraineté étant échue à un prince nommé lloderie (Rydderch Haël), celui-ci, né d'une mère irlandaise et baptisé par des religieux irlandais, s'empressa de rappeler Kentigern. 11 revint, ramenant avec lui un essaim de moines gallois, et établit définitivement le foyer de son apostolat à Glasgow, où Ninian l'avait précédé plus d'un siècle auparavant, sans laisser une empreinte durable do son passage. Plus heureux, Kentigern put y jeter, sur l'emplacement d'un cimetière consacré par Ninian, les premiers fondements de la magnilique cathédrale qui porte encore son nom1.

Il fut sacré par un évêque irlandais que Ton fit venir exprès d'Irlande et qui célébra cette cérémonie sans l'assistance d'autres évoques, selon le lit celtique. Il avait réuni autour de lui de nombreux disciples, tous instruits dans les saintes lettres, tous se livrant au travail manuel et n'ayant rien en propre : c'était une vraie communauté monastique5. 11 se signala pendant tout son épiscopal par

1. S. Mungos: c'est le nom que porte Kentigern en Ecosse, et qui veut dire : très-cher. — Kentigern parait dériver de Ken, qui veut dire : tète, et Tiern, seigneur, en gallois (Bolland., p. 820). La cathédrale actuelle de Glasgow fut commencée, en 1 124, par l'évéque Joceline, moine de Melrose, lequel lit en même temps rédiger, d'après des sources beaucoup plus anciennes, une vie de son prédécesseur Kentigern, par Joceline, moine de Furness.

2. Accito autem de llibernia uno Episcopo, more Britonuin et Scotorum, in Episcopum ipsuin consecrari fecerunt... In singulis ca-

ses efforts pour ramener à la foi les Pietés du Galloway, qui faisaient partie du royaume de Slrathclyde; puis par de nombreuses missions et des fondations monastiques dans Imite l'Albanie, nom qu'on donnait alors à l'Ecosse méridionale. Ses disciples pénétrèrent même jusqu'aux Orcades, où ils durent se rencontrer avec les missionnaires d'Iona \

Il semble que la salutaire et laborieuse activité de Kentigern devait empiéter souvent sur la région ou se déployaient les efforts et l'autorité de Columba. Mais le cœur généreux de Columba était inaccessible à la jalousie. Il était d'ailleurs l'ami personnel de Kentigern comme du roi Roderic*. La renommée des travaux apostoliques de l 'évoque de Strathclyde l'avait même fait sortir de son île pour rendre à son compétiteur un hommage solennel. Il arriva d'Iona avec un Çrand cortège de moines, qu'il rangea en trois compagnies au moment d'entrer à Glasgow. Kentigern en fit autant pour les nombreux religieux qui vivaient autour de lui dans son monastère épiscopal et qu'il mena au-devant de l'abbé d'Iona. Il les divisa d'après leur âge en trois troupes, les plus jeunes marchant les premiers,

Sa rencontre

avec Colurnha.

Leur action commune.

sulis, sicut ipse sanctus Kentigernus, commorabantur. Unde et singulares clerici a vulgo Calledei nuncupabantur. Joceuti , Vita S. Kenfig. Ce dernier passage, cité par Reeves, The Cul ees ofthe British Mes, p. 27, n'est pas dans le texte de Jocelyn donné par 1rs Bollandistes.

\ . Voir plus haut, p. 238.

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