‹ Les moines d'OccidentChapitre 75 sur 113 · Joax. Diac, Vila Gregorii, IV, c · texte numérisé non relu

Joax. Diac, Vila Gregorii, IV, c

7). En voici le texte exactement transcrit par la main amie d'un élo-

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retient celle que voici : « Ci-gît Robert Pecham, Anglais catholique qui, après la rupture de l'Angleterre avec l'Église, a quitté sa patrie, ne pouvant supporter d'y vivre sans la foi, et qui, venu à Rome, y est mort, ne pouvant supporter d'y vivre sans patrie1. »

Où est donc l'Anglais digne de ce nom qui, en portant son regard du Palatin au Cotisée, pourrait contempler sans émotion et sans remords ce coin de terre d'où lui sont venus la foi et le nom de chrétien, la Rible dont il est si fier, l'Église même dont il a gardé le fantôme? Voilà donc où les enfants esclaves de ses aïeux étaient recueillis et sauvés! Sur ces pierres s'agenouillaient ceux qui ont fait sa patrie chrétienne ! Sous ces voûtes a été conçu par une âme

quenl religieux de notre temps et de notre pays, le Père Hyacinthe, carme déchaussé.

EX HOC MOXASTERIO PRODIERVNT

S. GREGORIVS. M. FVNDATOR. ET. PARENS. — S. ELVTHERIVS. AB. — S. IIILARIOX AB. — 8. AVGVSTlttVS. AKGLOR. APOSTOL. — 8. LAYREXTIVS. CANTDAR. ARCHIKP. — S. MELLITVS. L0ND1NEN. EP. MOI. AACBIEP. CANTTAR. — S. JVSTVS. EP. ROFPERSIS. — 8. PAVLINVS. EP. EBORAC. — S. MAXIM1ANYS. SYRACVSAN. EP. — 8S. AKTONIVS. MERVLYS. ET. JOANNES. MONACHI. — S. PETRVS. AB. CANTVAR.

HOXOR1VS. ARCHIEP. CANTTAR. — MARINIANVS. ARCHIEP. RAVEN. — PROBVS. XENODOCBI. IEROSOLTMIT. CORATOR. A. S. GREGORIO. ELECT. — SABINVS. CALL1POUT. EP. — FELIX. MESSANEK. EP. — GREGORIVS. DIAC. CARD. S. EUSTACH.

I1IC. ETIAV. DIU. VIXIT. M. guegorii. mater, s. silvia. hoc. MAXIME. COLENDA.

QVOD. TAXTVM.P1ETATIS. SAP1ENTIAE. ET.DOCTRINAE. LVMEN.

PEPERERIT.

1. Cité dans le discours de M. Augustin Cochin au congrès de Matines, 20 août 1863.

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Papauté.

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sainte, confié à Dieu, béni par Dieu, accepté et accompli par d'humbles et généreux chrétiens, le grand dessein ! Par ces degrés sont descendus les quarante moines qui ont porté à l'Angleterre la parole de Dieu, la lumière de l'Évangile avec l'unité catholique, la succession apostolique et la règle de Saint-Benoit ! Aucun pays n'a reçu le don du salut plus directement des papes et des moines, et aucun, hélas ! ne les a sitôt et si cruellement trahis ?

situation Rien de plus triste et de plus sombre que l'état

n<ie ia de Rome et de l'Église à l'époque où Grégoire résolut de mettre à exécution son projet, A ce grand homme, tour à tour soldat, général, homme d'État, administrateur, législateur, mais toujours et avant tout pontife et apôtre, il fallait une audace surnaturelle pour oser entreprendre des conquêtes lointaines, au sein des périls et des désastres dont il était entouré, au moment où Rome, dévastée par la peste, par la famine, par les inondations du Tibre, exploitée sans merci ou abandonnée sans pudeur par les empereurs byzantins, se débattait contre la domination chaque jour plus menaçante des Lombards1. Et ce n'est pas sans raison qu'un écrivain plus érudit qu'enthousiaste présente l'expédition d'Augustin comme un acte aussi héroïque que le départ de Scipion pour l'Afrique pendant qu'Annibal était aux portes de Rome*.

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