‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 110 sur 196 · CHAPITRE II Hildebrand avant son élection à la papauté · texte numérisé non relu

CHAPITRE II Hildebrand avant son élection à la papauté

opinions diverses sur lorigino de Hildebrand. — Il est moine à Rome et élève de Laurent d'Amalli. — il accompagne Grégoire VI en France.

— Son séjourà Cluny. — Ses voyages en Allemagne. — Son entretien Avec Léon IX. — Ses conseils au Pape. — Premier coup porté à la puissance impériale. — Décrets de Léon IX. — Importance du concile de Reims. — La liberté des élections ecclésiastiques revendiquée.— Condamnation de Bérenger. — Les Normands champions de l'Église romaine. — Mort sublime de Léon IX, — L'Église d'Orient se détache de Home. — Avènement de Victor II. — Mort de Henri III.

— Etienne X est élu sans (jue l'empereur intervienne. — Pierre Damien. — Son austérité. — Son indépendance d'esprit. — Dominique le Cuirassé. — Les comtes de Tusculum. — Un pape intrus.

— Pontiflcat de Nicolas II. — L'autorité de Hildebrand s'accroît sans cesse. — L'élection du pape exclusivement confiée aux cardinaux. — Alliance avec les Normands. — Hannon évêquc de Cologne. — Saint-Jean Gualbert et les moines de VaHombreuse. — Avènement d'Alexandre II. — Progrès de la puissance temporelle. — Hildebrand est élu pape.

C'était donc sur l'Ordre Monastique que devaient nécessairement s'appuyer tous les efforts tentés pour réformer, purifier et affranchir l'Eglise, et c'est ce que comprenait bien, en entreprenant une telle œuvre, Hildebrand, le plus grand des enfants de saint Benoit, Hildebrand, que l'Ordre

Monastique semble avoir donné à l'Église et à là chi'étienlé comme un glorieux équivalent de tous les bienfaits dont l'une et l'autre l'avaient comblé. ('rMiiions diverses Fils d'uu cliarpenlicr toscan \ mais d'origine

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vuri-inc. germanique, comme son nom l'indique, Ilildebrand avait ete moine, a nome, des son enfance au monastère de Sainte-Marie au Mon t- Aven lin ^, dont son oncle était abbé. Elève d'un très-savant archevêque bénédictin, le célèbre Laurent d'Amalfr,

1. Onuphrius Paiiviims, lib. IV, de varia creatlone Bom. Ponlif.., soutient qu'il était noble, et issu de l'illustre maison des Aldobrandini, princes de Piligliano. Petraccius, abbé de l'ordre de Vallombreuse, au xvii" siècle, s'est efforcé de prouver que Ilildebrand était fils du comte de Soane, et de la célèbre famille des Aldobrandeschi, fondue depuis dans les Orsini et les Sforza.Le savant bollandiste Papebroch [Act. Sanct. Mail, t. VI, p. 111, 150 et 159) ne paraît pas éloigné d'attribuer au saint pontife une naissance plus relevée qu'on ne le suppose ordinairement. Nous avons suivi l'opinion commune, rapportée d'abord par l'Annaliste Saxon, ad ami. 1074, ap. Eccard., I, 513, et confirmée par le cardinal Baronius dans ses Aniales. Un contemporain, mais le plus ardent des adversaires d'Hildcbiaiid, Benzo, dit de lui :

Natus matre suburbana, de pafrc cnprnrio, Cucullatusfecit niduai in Pétri solario.

Panegyr. Henr. IV, 1, 6, ap. Mencken, Scr. rcr. germ., t. I.

Nous aimons cette tradition qui altribue au père du plus grand des vicaires de Jésus-Christ l'humble métier qu'exerçait le père nourricier de Notre-Seigneur lui-même. Nous demandons seulement qu'on veuille bien n'en pas tirer des conséquences qui sont au moins des anachronismes, comme l'a fait M. le comte Alexis de Saint-Priest, qui, à la fin de son livre sur la Royauté, déclare que la démocratie est montée sur le trône de S. Pierre en la personne de Grégoire VIL

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