‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 135 sur 196 · Paul. Bernkied, Vit. S. Greg. VII. n · texte numérisé non relu

Paul. Bernkied, Vit. S. Greg. VII. n

'2. Ëp. 1, tî'i.

5. Voir passim leHcgisi. Greg. VII, ap. L\uBt, Cofici/., surtout VI, 17, où il appelle Hugues son Ircs-chcr frère. On voit pat' l'Ep. Vlll 2, que l'on avait l'ait des elloils pour les brouiller.

4. (.oiilidiinus enijii inDei misericordia et conversatiunc ville ejus, quod nullius deprecatio, uullius favor aut gratia, nec aliqua prorsus Personal is acceplio euni a Iramite rectitudinis dimovere poteril. Mb. IV, ep. 2'2.

r». Blaiiduin tyraimuni. quia leoiicin videhat. et agnum : leonem in leriendo, quaiulo culpa exigebat ; agnum in parcendo, quando ratio po>tulal>al. /.'//'/. C.lnn., p. V^l.

MOINE Eï VWE. 4i7

« te supplio d'obleiiir, |)ar les pressantes sollicita- « lions, de ceux dont la sainteté mérite d'être exau- « cée, qu'ils invoquent le Seigneur pour moi, avec u tout l'amour qu'ils doivent h leur mère. Et, puis- « qu'il nous faut combattre, des deux mains, pour « dompter les fureurs des impies et proléger la paix (' des religieux, puisqu'il n'y a point de prince « qui prenne souci d'eux, nous t'enjoignons, avec « une fraternelle charité, de nous prêter assistance « autant que tu le peux, en exhortant tous ceux « qui aiment saint Pierre, s'ils veulent être vrai- « ment ses fils et ses chevaliers, de ne pas lui « préférer les princes séculiers ; car ceux-ci ne « peuvent leur donner que des récompenses éphé- « mères, tandis que lui leur en promet d'éter- (( nelles, et peut, grâce à la puissance qui lui est « confiée, les conduire à la patrie céleste. Or, j'ai « besoin de voir plus clair que le jour quels sonl « ceux (|ui sont les vrais féaux et qui servent le « prince du ciel, pour l'amour de la gloire céleste, « avec autant de dévouement que ces autres princes « auxquels les asservit une misérable espérance « l('rreslre\ »

i. i'recoi, exoro, rog:o, ut eos qui merentur audiii [tro vitsc meritis... Et quia utraque maim debemus pro dextera uti.. quando quidem non psI [irinceps qui lalia curct... Eos inonendo... qui beatuin l'etrum diiigunt, ut si vere illius volunt esse filii et milites, non liobeant illo carior<?s saeculares principes... Volo quidem lucc clarius intelligere, qui revero siiit illi fidèles, et qui eumdem caMestein princi|>em non minus pro cœlesli gloria diiigunt, quinn eos ((uibus pra spe terrena et misera subjiciunt ir. Ep. II. 4!».

448 SAINT GRÉGOIRH VII,

Hugues, qui disait de Grégoire qu'il était un doux tyran, un lion quand il fallait frapper, un agneau quand il convenait de pardonner \ Hugues ne put faire excuser son absence de Rome qu'en cédant, pour ainsi dire, à Grégoire les religieux les TW 'M<A\\!\ P^^^ éminents de son abbaye, tels que le pieux et i\fc "" savant Gérauld, grand prieur de Cluny, créé par

^ Vv tKAAJiy^^ Grégoire cardinal-évêque d'Ostie^ ; Odon, jeune seir^ \ ' gneur champenois, nommé successivement prieur

V II. û ^\ de Cluny et cardinal-évêque d'Ostie, désigné par ^ . Grégoire, à son lit de mort, comme digne de lui

succéder, et, plus tard, nommé pape sous le nom vvw4\^KAm d'Urbain II; enfin Anastase, noble vénitien et légat \ y„ \ en Espagne ^ Ces trois moines clunistes occupaient

p [ ^ ^ le premier rang parmi les infatigables légats qui \ ^^ propagèrent et enracinèrent en Europe l'œuvre de

Grégoire, et auxquels il donnait pour instructions de se faire connaître aux opprimés comme leurs défenseurs naturels, aux oppresseurs comme les amants fidèles de la justice*.

1. Blandum tyrannum, quia leonem videbat, et agiium : leonem in feriendo, quando culpa exigebîit ; agnum in parceiido, quando ratio postulabat. Bibl. Chin., p. 452.

2. Regest. Greg. VU, 1. I, ch. 62. Voir l'histoire de sa conversion dans la Vit. S. Udafr. Cfun., in Act. SS. 0. B., t. IX. p. 786. Il mourut en 1077.

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