‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 139 sur 196 · Coinplacucrat eiiim sibi in illo anima ejus. Ibid · texte numérisé non relu

Coinplacucrat eiiim sibi in illo anima ejus. Ibid

2. Voir dans Coletti, Conc, t. XII, p. C02 et seq., les conciles tenus par lui à Dijon, à Clerrnont, à Autun, à Poitiers, à Bordeaux, à Lyon, à Issoudun, à Meaux, à Saintes, à Avignon, et les rapports qu'il adresse à Grégoire sur plusieurs de ces assemblées. Cf. IIug. Flavin., Chron., ap. Labbe, Nova liibl. Ms., et surtout Baliz., MlsccUan., t. III, n" 53 à 70, cd. Mansi.

7). Non cnim a te regimen ecclcsiaî suscipio, sed a Deo. Vita S, Gallcrii altéra, in Act. SS. 0. B., t. IX, p. 851.

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gnité, et se rendit à Rome pour obtenir de Grégoire la permission d'abdiquer*. Mais le pape, qui avait appris à l'apprécier, lui imposa l'obligation de conserver le gouvernement de son abbaye. Gauthier revint alors en France, et adressa au roi Philippe d'énergiques remontrances sur ses promotions abusives : il lui demanda qui lui avait transmis les clefs du royaume céleste, de qui lui venait le droit de lier et de délier, et il osa dire qu'il fallait faire remonter au prince la responsabilité du fléau qui dévastait l'Eglise, puisqu'il vendait les évêchés à des clercs qui, à leur tour, vendaient le sacerdoce\ Enfin, dans un concile tenu à Paris, où X^iW Ww» ^^ ^^^^^8^ français avait protesté contre ce qu'il \nvw ^ UwvU. appelait le joug insupportable des décrets de Gré- ^K^ goire, Gauthier défendit les décrets au péril de sa

vie. Les prélats, irrités de sa hardiesse, l'expulsèrent du concile; leurs satellites le couvrirent de soufflets et de crachats : on alla même jusqu'à le menacer de mort; mais il répondit tranquillement: (( J'aime mieux mourir pour la vérité que céder « lâchement au mensonge \ » Heureusement, quel-

1. Papam expctiit llildebrandum nomine... Domno Apostolico noliis ac familiaris... frcquenlcr ad colloquendum adsciscitur. Vit. S. Galierii prima, ibid., p. 87G, et Act. SS. Dolland., die 8 april.

2. Die mihi si nosti unde clavesregni cœlorum accepisti? Dum enim tu ipse honores ecclesiasticos quibubdam vendis, ipsi rursus sacros ordines et manuumimpositionem vendunt aliis, lioium omnium ma- Iorum,sibeneperspexeris,caput esse videris. Act. bS. O.B., t. IX, 817.

3. Quum omncs fei'c lam episcopi quam abljales et clerici ccnscrent

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qiies seigneurs, que sa ferveur et son courage avaient toucliés, le délivrèrent des mains de ses persécuteurs et le rendirent à l'austère liberté de son cloître ^

Ce ne fut pas seulement en France que Grégoire sut employer le dévouement des moines à défendre une cause qui était à la fois celle de l'Eglise et de n ^ rOrdre Monastique. SaintSimonde Valois, religieux 'Wr- >iwvviyv^ de Saint-Claude, dont nous avons raconté ailleurs tk vt»A/rvî les exploits et la conversion , avait négocié, comme on l'a vu, l'alliance entre Robert Guiscard \ié^. !lt\M^ et le pape, alliance nécessaire à la sécurité de TE- Ivrntv^vv glise en Italie, et qui seule pouvait sauver Grégoire de l'étreinte impériale \ Quand le secours du fondateur de la puissance normande en Sicile fut devenu tout à fait indispensable au pape assiégé dans le château Saint-Ange, c'est un autre moine français, Jarenton, qui courut chercher Robert*. Ce

Doinni Apo>tolici... jussioni non esse parendum, dicentes .. imporlabilia esse ejus prrcccpta...

Ipsum de conciiio rapitiiit, traliunt, impingunt, colapliizant, conspuant... Mortemqne minantibus liilari voce rcspondit : Malo mortem pro veritate sustinerc quam falsitati turpiter cedcre. Âct. SS. 0. B., t. IX, p. 818.

1. Quoi'unidam optimatum, qui cum piius novcraiit (t dilexerant, virtute, de loco in quo custodiehatur, cripitur. Ibid. 11 mourut vers lOOi, après avoir donné les plus {grands exemples de piinilence et d'austérité monastique. François de llarlay, archevêque de Uouen, ordonna en IG58 que le jour de sa lète serait un jour férié dans tout le Yexin français.

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