‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 140 sur 196 · IIlg) Klavin., Citron. Viril., p. 220, éd. l.iDDK · texte numérisé non relu

IIlg) Klavin., Citron. Viril., p. 220, éd. l.iDDK

^^ j4irenioii, Jarciilon clail un jeune seigneur qui avait reçu l'é-

abb('î

. iUi saint-B( nignc (lucation la plus brillante à ClunyS mais qui, loin

^le Dijon. ^ . . . \ \ . .

(l'embrasser la vie religieuse, s'étai t livré à la vie militaire et mondaine avec un tel entraînement, que sa conversion paraissait impossible à quiconque le connaissait ^ Mais ce fait extraordinaire ne s'accomplit pas moins. Rassasié de voluptés, et en même temps dominé par la crainte du jugement éternel % il alla, un an après l'avènement de Grégoire VII, se réfugier à la Chaise-Dieu, dans l'austère solitude dont la seconde pénitence de saint Robert avait fait un foyer de vie spirituelle*. Jarenton y fat élu prieur, et, en cette qualité, il dut assister, en 1077, à l'un des conciles provinciaux tenus à Autun par Hugues de Die. La fervente piété du jeune moine fut remarquée par l'évêque de Langres, qui l'avait jadis connu dans le monde% et le prélat le réclama pour le mettre à la tête de la plus grande abbaye de son diocèse, celle de Saint-Bénigne, à

1. Litteris imbutus est ab his qui majoris auctoritatis videbantur in Cluniaco. Ibid., p. 197.

2. Postquam vero adolevit, sa^culo adlifcsit... mîlitaria potius instrumenta appetciis... animus... domari non poterat.

lia sseculo deditus ut cjus jam facla conversio omnibus viderctur miraculo.

3. Ubi vcro voluptati satisfecisse se vidit, cœpittœdere... Vicit metus mortis et gchenna^... Ibid.

Page 1