‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 143 sur 196 · Paul. Beunried., Vit. S. Grcg. VII, ap. Gretser, VI · texte numérisé non relu

Paul. Beunried., Vit. S. Grcg. VII, ap. Gretser, VI

2. Vacui et ferme niiduli. RERTiioi-m, ann. 1077, ap. Pertz, V, 298. 5. Scitis enim deccnlius atque convcnientius esse, destructa re-

struere et ad gradum suum collapsa rcducere, quam in dilatandis, vel novitcr redificandis operam dare. Dijdôme de 1080 « Richard, pour la réforme de Montmajour et de ^'otre-Dame de la Grasse.

Eu parlant des conversions qui honorèrent la noblesse féodale à cette époque, nous avons déjii signalé plusieurs moines comme les plus fidèles auxiliaires de saint Grégoire Vil, par exemple, en Belgique, les chevaliers pénitents qui fondèrent Afllighem, puis cet Arnould de Pamèle, devenu moine de Saint-Médard, évêque de Forssom, légat de Grégoire en Flandre, et qui, aussitôt après la mort du pape, s'empressa de rentrer dans son monastère pour y mourir. Il convient d'ajouter à ces glorieux noms celui de Thierry, abbé de Saint-Hubert, qui alla sept fois à Rome, et avec qui Grégoire passait des journées entières à s'entretenir, sans témoins, des intérêts de l'Eglise et des sentiments de mutuelle affection qui les unissaienl^

En Italie surtout, l'œuvre de régénération, entreprise par Hildebrand, n'eut à vrai dire pour ministres que des moines. C'était du sein des montagnes solitaires et inaccessibles de Gamaldoli, de A'allombreuse et de Fonte-Avellana que sortaient ces champions de la réaction catholique, armés contre les simoniaques et les nicolaïtes de Lombard ie^

Les fils de saint Romuald, les compagnons de saint Pierre Damien et de saint Jean Gualbert, les

1. Ptiriler soli confidentes , arnica vicissilndine divinis cloquiis intendentes (dans la chapelle de Saint- Laurent). Ilisl. Andayin., in AnipUss. Collcct., t. IV.

2. Voir .\lzog, IIis/, de VÉglisc, t. Il, j). 2C0, traduction de Closchler et Audley.

4G0 SAINT GP.ÉGOIKE Ml,

trois grands réformateurs italiens de l'Ordre Monastique au onzième siècle, puisaient dans Fincomparable austérité de leur vie Ténergie nécessaire pour triompher de la corruption qui les entourait. Pierre Damien , le fidèle collaborateur de Ilildebrand, mourut un an avant l'avènement de son ami n à la papauté, et Jean Gualbert, l'année même oii

/U/Wv)V.ti)iiJ(A f^t intronisé Grégoire Vil, qui ne l'avait jamais vu*, mais qui ne l'en aimait pas moins comme un frère % ayant reconnu en lui une âme digne de comprendre la sienne. Gualbert avait admis dans le nouvel ordre fondé par lui beaucoup de laïques pieux, qui, sans porter l'habit monastique, mais sous le nom dQ convers, vivaient dans le célibat, veillaient aux intérêts matériels de la congrégation % et propageaient la bonne semence au sein de la vie sécu- Hère; il avait, en outre, su déterminer de nombreux clercs à quitter leurs femmes et à mener la vie de communauté*. En mourant, il laissa de nombreux disciples, tant clercs que moines, animés de son esprit, et Grégoire eut soin de les encourager à lutter contre les arguties des hérétiques et les machinations du démon, en leur promettant tout

1. Licct patrcm vestruin corporels ociilis non viderimus..., multum dileximus. Epist. ndinonach. Vall. wnbroaœ, in Appcnd. Regest. \). 2.

2. ïantus inter utriuiKiue deinccps firinatus est amor quantus inter amicos carissimos et nterinos solet esse gerinanos. Vit. S. Joann. Guaîb., c. 54, in Act. S. 0. B., t. IX, p. 281.

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