‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 147 sur 196 · C. 2. (ilESEERECIIT, Op. l, p · texte numérisé non relu

C. 2. (ilESEERECIIT, Op. l, p

1. Regesl., Grég. VU, 1. VI, ep. 4'), 41, 48. Gépizon fut chargé d'investir le prince de Dalmatie de la dignité royale.

2. Bernold, Citron., en 1082 et 1089, ap. Peutz. — Il eut le nez c( les oreilles coupés avant d'être tué. Il a laissé une narration intitulée; liber ad amirum, monument important pour l'Iiistoire du temps, np. (Kfele, Script, rcr. Boic, t. II. Il y a une notice excellente sur cette œuvre dans Stextzel, Ilisl. des emp. franc, II, 07, 80. !/i:Tî-

M ;i:>Ls d'occ. VI. 50

406 SAIM GllKGOIKE Vil,

Mais parmi les religieux italiens orthodoxes,

. Saint Anselme nul IlC remplit Un rôle plus important que saint An- Hugues de Die. selme de Lucques. Ce seigneur toscan^ avait eu, dès sa jeunesse, Grégoire pour maître et pour ami ; en même temps, il s'était lié de la plus tendre amitié avec Hugues, l'évêque élu de Die, qu'il avait rencontré à Rome, alors qu'il allait, comme ce dernier, se faire consacrer après son élévation à l'épiscopat.

L'union de ces deux jeunes prélats était si intime, et leur vie si inséparable, que Gensius, le zélé préfet de Rome, appelait l'un le jo^^?' et l'autre la lumière^ parce que, disait-il, de même qu'on ne voit jamais le jour sans la lumière, ainsi ne voiton jamais Hugues sans Anselme ^

Le roi Henri IV crut devoir protester contre la consécration des deux évêques illégalement élus, disait-il, avant d'avoir reçu l'investiture de ses mains, et les cardinaux impérialistes appuyèrent

porlanccdu rôle de Borizon dans le nord de Tltalie est prouvée par les exhortations que le cardinal schismatiqnc Denzo adressait à Henri IV pour l'engager à punir l'audace de l'évêque orthodoxe. Panegyr. in Hcuric. Inij). ap. Mencke, I, p. 97i.

i. Indigena et nobilis prosapiee. VU. S. Anselni. a B.preshyt. ejus discip. a pœnitcnl., c. 15, in Act. SS. 0. B., t. IX.

2. Cuin hoctanLoi'amiliaritatisctdilectionis vinculo connexusest, et ita sibi,licet divisa haberent liospitia, inPalatio Lateranensi individni adhœrebant, ut unum videri sine altero, mirum videretur his, qui eorum noverant unanimitateni. Adco ut urbisprœfectus.... altcrum horum dicm, altcrum vocavit lucem, etc. Hugo Flaviniac.,. p. 195, ap. Ladb.

la préteiilion. riivgoire, faisant une distinction entre rautorité de l'empereur en Italie et dans le royaume d'Arles, où était situe le diocèse de Die, ne voulut pas céder en ce qui concernait IIugues\ qu'il sacra immédiatement; mais il consentit à différer la consécration d'Anselme jusqu'à ce que celui-ci eut reçu l'investiture. Cependant, au moment même où l'élu de Lucques était en chemin pour aller remplir la formalité auprès de Henri lY, Gréf^oire rendait, au concile de 1075, un premier décret contre les investitures. Anselme revint bientôt afin de se faire sacrer par le pape; mais, au bout de quelque temps, poursuivi par le remords d'avoir subi le joug honteux dont Grégoire se proposait d'affranchir l'épiscopat, il voulut se démettre d'une dignité qu'il croyait déshonorée par l'investiture*, et résolut de se faire moine. Mais Grégoire Vil n'y consentit point : malgré la vive résistance d'Anselme, il l'obligea à reprendre le fardeau de l'épiscopat, tout en lui permettant de conserver l'habit de bénédictin et de suivre les usages de Cluny^. L'obéissance put seule consoler le prélat d'avoir

1. In Lucensi tamcn electo eis adquievit.... In Diensi vero adquiescere noluit. Ibid., 19G.

2. Nain irrilum prorsiis îcstimavit, quidquid operatus est, quasi auctoritate illius abominabilis investilurœ. VU. S. Ansclm., c. 5. — Kous croyons avoir concilié dans notre récit les versions assez diverfîcntes du pénitencier d'Anselme et de Hugues de Flavigny

5. Vix rclicto sihi luibitu monaslicc... Nam et illum snhslraliere sibi dominus papa minabalur. Ibld., c. 4. Dgnnizo, VU. Matldld.

4G8 SAINT GRÉGOIIIE Yll,

quille la vie monastique, qu'il regrellaitsans cesse* el (lonl il prnliquait du reste scrupuleusement les plus austères observances, au milieu des camps ou à la cour de la comtesse Malhilde. Lorsque celle grande princesse s'était mise entièrement à la disposition du pape, dans l'espoir qu'il lui prescri- \lV\AAAy>vX> rail d'embrasser la vie religieuse', Grégoirelui avait ^Y : . donné Anselme pour guide et pour conseil. C'est

\ wV.vX.K j^j ^^. jij.iox3ait la vie spirituelle et- politique de la

comtesse, et qui fit d'elle l'alliée la plus constante el la plus active du Saint-Siège. Il exerçait une telle influence sur elle, que les vassaux de la princesse le redoutaient plus que" leur propre souveraine^ Anselme avait tout étudié; il savait presque toute l'Écriture par cœur \ et il servit la cause catholique autant par ses écrits et par ses prédications que par son infatigable activité et^sa présence constante dans le camp de Malhilde ^ Comme le saint pontife.

1. Dum vitam rememoravit monasticam, quam se crebro ckllevit amisisse, consolât us in codem magistro est, quia obediens sibi usque ad id factus est. Vila, c. 20.

2. Quod totam se suîb tradidil dispositioiii, speraus ab oneribus mundi hujus tali obedicntia explicari. Vifa, c. 12.

5. Illa potestatem exercebat, illc regebat. Ula prœceptum et ille dedit consilium. VU. S. Anselm. , c. 18. Milites doraus illius, etsi nimium secularcs...., plus ipsuir''quam natiiralem dominain inetuentes. Ibid., c. 24.

4. Omnem Sanctam Scripturam fere memoriter novit,... multos libellos propriis manibus conscrip?it. Ibid., c. 21. Son apologie de Grégoire se trouve dans les Au/lq. Lcctioncs de Canisius, t. VI.

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