‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 189 sur 196 · Lettre du 20 décembre 1073. Ep. I · texte numérisé non relu

Lettre du 20 décembre 1073. Ep. I

3. Promisit in manibus eorum... Dei Ecclesiam, secundum canonicam institutionem pcr cons-ilium Papic ordinand.im componendamque dimitlcre. Paul L'eu.nkieh, Cf. Lambert, ann. 10"4. Dommz), etc.

4. Entre autre?, Bambcrg, qu'il donna à son odieux favori, le moine

simoniaques et indignes, il foule aux pieds les décrets pontificaux. Grégoire employa tous les moyens pour ramener le prince au bien, tantôt par des lettres conciliantes et paternelles, tantôt par des envoyés chargés de lui adresser en secret d'énergiques remontrances \ et enfin par la menace de l'excommunication. Par un dernier effort de paternelle condescendance, le pape offrit au roi de modifier le décret qu'il venait de rendre contre les investitures, si les envoyés impériaux pouvaient lui prouver que cette modification laisserait intacts l'honneur de Dieu et le salut des âmes\

Enfin, et avant d'agir contre le roi avec la rigueur que comportait la loi de l'Eglise et que réclamaient les doléances des Saxons opprimés, Grégoire cita Henri, comme l'avait déjà fait Alexandre II, L'orgueil à Comparaître à Rome pour se justifier. Alors Henri,

d'Henri IV , , p i -i -

l'eniraîne aux cgarc par un tatal orgueil % et se sentant sûr de la

extrémités les ..,,,,.

plus coupables, majoiité d un épiscopat corrompu par la simonie *, répondit à cette sommation par un attentat inouï

Robert dit l'Argentier, puis Milan, Fermo et Spolète, aux portes mêmes de Rome.

1. Epist. I, Greg. ad regiones Tlieutonicas ap. Bruno, c. 72. Pertz, Y, 355.

2. Qui si aliqua ratione demonstrarevel adstruere possenl, in quo salvo teterni régis honore et animarum nostrarum promulgatam sanclorum patrum possemus temperare sententiam, eorum consiliis condescenderemus. Ep. III, 10, du 8 Jan. 1076.

5. Indigne ferens se a quoquam reprehendi aut corripi. Ep. Grey. ad. Tlieut. ap. Bruno, c.72 — Hug. Flav., p. 215. 4. Non prius dcstitit donec onines pêne Episcopos Italise et Tlieu-

dans les fastes de la clirélienté, en fiiisant déposer, dans un conciliabule de vingt-six évoques, le pape, père et juge de toute la chrétienté et contre lequel ne s'élevait pas l'ombre d'un reproche canonique. On parle sans cesse de la déposition de Henri IVpar Grégoire ; maison oublie que ce prince avait commencé par déposer Grégoire dans le conciliabule de Worms* etlui avait notifié une sentence dérisoire, dépourvue de tout prétexte comme de tout antécédent*, dans un langage que personne n'avait encore tenu au vicairede Jésus-Christ \ Voici du reste quelques fragments de cette étrange pièce : c< Allildebrand, non plus pape mais faux moine, « moi, Henri, roi parla miséricordieuse ordination « de Dieu, je t'interdis le droit d'être pape, que lu « parais posséder, et je t'ordonne de descendre du « siège de cette ville dont le pontificat m'appar-

tonicarum partium, quodquod potuit circa Cliristi fidem naufragare lecit. HuG. Flav., p. 213.

1. Le 24 janvier 1076 : la sentence de Grégoire contre Henri ne fut rendue que le 22 février, après la nouvelle reçue de ce qui s'était passé à Worms.

2. Au concile de Sutri, le seul pape légitime, Grégoire VI, avait abdiqué volontairement en se reconnaissant, quoique à tort, suspect de simonie. Boxizo, Liber ad amicum, ap. Œfele, II, p. 801.

3. llenricus... Hildebrando jum non Apostolico sed falso mon.icho... tu ergo hoc anathematè et omnium episcoporum nostrorum judicio et nostro, descende, tibi dicimus : descende, descende. Ap. Bkuno, De bell. Sax., c. Ct)-67. Une autre version est ainsi conçue : Hildebrando, pseudomonacho... descende, descende, per sœcula, danmande.. Cf. S. Gebhard, arch. Salisb., epist. ad lleriin. ap. Gr.ErsER, VI, 445. — HoG. Flav., p. 213.

(m SAINT GRÉGOIRE VII,

((. tient par la grâce de Dieu et le serment des Ro- « mains, car tu es condamné par l'anathème et le « jugement de tous nos évêques et par le nôtre; « descends donc et abandonne le siège aposto- « lique que nous te reprenons. Qu'un autre monte (( sur le trône de Pierre et enseigne la vraie doc- « trine. Moi, Henri, roi par la grâce de Dieu, « avec tous nos évêques, je te dis : descends, (( descends ! »

Ce fui seulement en réponse à cet acte odieux et inouï, que Grégoire, cédant aux exhortations unanimes des cent dix évêques assemblés en concile à Rome\ et en présence de l'impératrice Agnès, la propre mère de Henri, rendit contre celui-ci la première sentence d'excommunication, releva ses sujets de tout serment de fidélité et lui ôla le gouvernement de l'Allemagne et de l'Italie ^ Cette sentence, toutefois, ne devait être définitive qu'au-

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