Le P. Cahier, 1. c, t. XVIIl, p. 29 à
T,. Ibid.
i98 L'ÉGLISE ET LA FÉODALITÉ.]
moyennant deux cents moulons, un muid de froment, un de millet, un de seigle, plusieurs peaux de martre et quatre livres d'argent \ L'exemple produit toujours son effet; mais on oublie de dire que ces livres, évalues si cher, étaient d'admirables monuments de calligraphie, de peinture et de ciselure : autant vaudrait donc citer les sommes exorbitantes payées dans les ventes, par les bibliomanes de nos jours, pour prouver que, depuis l'invention de l'imprimeiie, les livres sont hors de prix^ Au surplus, l'amour ardent de la comtesse Gréciepour les beaux ouvrages, d'autres, bien antérieurement, l'avaient manifesté :Bède raconte qu'Alfred, roi des Northumbriens, au septième siècle, donna huit m an ses ou h y des de terre à saint Benoît Biscop, en échange d'une Cosmographie que l'abbé bibliophile avait achetée àRome^.
Les moines aimaient les livres avec une passion que les modernes sont loin d'avoir surpassée. On en trouve des preuves et dans leurs écrits et dans