Petr. Duc, Chron. Cassin., 1. 111, c
3. Notes marginales de l'ancien catalogue de Saint-Gall, cité par Arx, 1. 1, p. 95 et 191. — Unum ex his datum est Carolo régi. Ilabcl domna Richardis, etc. Ekkehardus, IV, in lib. Benediclion. S. Gall.
anionaient naturellement un échange de services réciproques entre les abbayes et les diverses congrégations : on se les offrait, on se les envoyait de loin ; la charité et l'esprit d'union y trouvaient leur compte, aussi bien que la science : «Voici un « gage de notre affection, et nous en exigeons un de « la vôtre \ » écrivait Durand, abbé de la Chaise- Dieu, à saint Anselme, alors prieur du Bec, en lui demandant les Epîtres de saint Paul. La correspondance de Loup de Ferrières, celles de Gerbert, de Lanfranc, de Pierre le Vénérable, contiennent sur ce point des détails aussi touchants qu'instruclifs'. Il en faut conclure qu'à l'époque dont nous parlons, les livres étaient loin d'être aussi rares qu'on se le figure, dans la vieille Europe chrétienne couverte de monastères dont chacun avait sa bibliollièque. Il en existait dans toutes les cathédrales, dans toutes les églises collégiales et dans beaucoup de châteaux '\ Il a été souvent parlé du prix excessif de certains livres, pendant le moyen âge : Hobertsoii et ses copisles, à l'appui de cet(e thèse, citent volontiers la fumeuse collection d'homélies (pie Grécie, comtesse d'Anjou, acheta en 1056
!. S. Ansei.m., Epist. T, 01. Voyez aussi le passage du 1. I, ep. 10: Oomno abbate concedente, me volentc, nullo fratrum resistcnte, no>tro pariter et vestro compensato commodo, libenter vobis quoscumque libres, vel potius qusecumque liabcmus, mittemus (juando exifjetis : quos vero de nostris vos liabctis, dimiUemus quamdiu exigelis.