De Excidio Urilannorum. Londini
3. lllstoria ecclesiastica genlls Anglori/in : elle s'étend jusqu'en 731. Bède mourut en 733. Voir l'avertissement du nouvel éditeur anglais, le rév. J. A. Gilks, au tom. II de l'édition complète des Œ]uvres de liôde, en TivoLimcs in-S', 18i3.
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L'exactitude de son érudition , l'autorité qu'il exerça par ses écrits sur tout le moyen âge, peuvent, à juste titre, le faire regarder comme le père de riiistoire catholique. Après lui, Ingulplie, abbé de Croyland\ et Orderie Vital, moine de la Croix Saint-Leufroy % nous ont laissé le tableau le plus fidèle, le plus impaitial, le plus animé, de la lutte des Saxons contre les Normands, et des vicissitudes (le l'Eglise d'Angleterre à la même époque. Leurs écrits, mine inépui.'^able de renseignements sur les mœurs, les lois, les idées du temps, réunissent l'attrait de la biographie à l'importance de l'histoire.
La France n'a pas été moins bien partagée. Selon une tradition qui ne manque pas d'autorité, le plus ancien de ses historiens et l'un des plus nobles personnages de son antique église, saint Grégoire de Tours, appartenait à l'Ordre Monastique"'. Plus lard, une longue série de moines-historiens, chaque jour mieux appréciés parmi nous, viennent successivement poser les premières assises du grand édifice de nos annales, xibbon, moine de Saint-
1. Hisloria Croylandensis, ap. Gale, Script, rer. Anglic, t. I. Sua histoire s'étend jusqu'en 1091 : il mourut en 1109.
2. Hisloria ccclesiasiica, dans le recueil de Duchesne, Scriptor. hist. normann. 1019. M. Leprévost en publie une nouvelle et excellente édition, dont les trois premiers volumes ont païu. Cette histoire s'étend jusqu'en 1141.
3. C'est l'avis de Tritliemius et de Ziegelbauer : mais haud constat^ dit Mabillon, Annal., 1. viii, c. 02.
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Germain des Prés, écrit riiistoire des guerres du roi Eudes, et celle du siège de Paris parles Normand?, dont il avait élé le témoin oculaire \ A Saint-Remy de Reims, les annales du dixième siècle sont rédigées, avec un soin consciencieux, d'abord par l'abbé Frodoard", poë'e et docteur renommé, en même temps qu'historien judicieux; puis, par le moine Richer dont l'histoire, nouvellement retrouvée, a élé saluée avec tant de bonheur par la science moderne \ L'œuvre de ces deux illustres religieux de Saint-Remy est complétée et continuée par Ilelgaud '* et par Aimoin % moines de Fleury l'un et l'au-
1. On a déjà dit plus haut que cet Abbon, surnommé le Courbé {Ceruuus), doit être distingué du saint martyr Abbon, abbé de Fleury à la fin du dixième siècle, et auteur d'un Epitome de vitis Roman. Pontificum.
2. îsé en 894, Frodoard vivait encore en 9GG; d.\xie\yv àe l'Histoire de Reims et des Annales, qui vont de 910 à 9GG. Mabillon voit en lui prœcipuumdecimi sœculi or/ia/ne«/«»t et prouve qu'd était moine. Annal., t, III, 1. xLui, c. 10. Son épitaplie en vieux français montre qu'il lut en outre abbé :
Yequit caste clercq, bon moine, milieu abbé.
M. Pertz, le plus savant historiographe de l'Allemagne, le qualifie de « insignis historiarum scriptor. » Monum. hist. Scriplores , t. III, p. 3CC.
3. L'histoire de Hiclier, qui s'étend de 880 à 995, a été retrouvée à Damberg, en 1853, par M. Pertz, et publiée d'abord par lui dans le tome III de ses Scriptores, puis par M. Guadct, pour la Société de l'Histoire de France, en 2 tomes, avec traduction, 1845-46.