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Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard

De grandes qualités s'alliaient à de grands vices chez Henri IV. — Jeune, ardent, passionné, il ne cessait de se montrer perfide. — (irégoire VII ne jalousait pas le pouvoir des évêques. — Douleur du pape, témoin de la pusillanimité des évêques français et de la vie scandaleuse de leur roi. — L'affection paternelle de saint Grégoire s'étendait sur les royaumes, les églises et les individus. — Le premier, Grégoire forma le plan d'une croisade en terre sainte. — ^'ature des relations de Grégoire VII avec les princes et les peuples. — Lettres de Grégoire au roi d'Allemagne, au duc de Pologne, aux rois de Danemark, de Hongrie et de Norwége. — Ce qui Irappe particulièrement dans les lettres de Grégoire VII, c'est sa passion pour la justice et la crainte de compromettre le salut de son âme. — La tendresse du cœur de Grégoire éclate partout dans ses épanchements avec les deux princesses Béatrice et Mathilde. — Confidences de Grégoire à l'abbé Hugues de Cluny. — Tendre dévotion envers la sainte Vierge. — Grégoire domine jusqu'aux penchants les plus innocents de lu chair cliez lui. — Il a légué à ses successeurs une autorité contre laquelle aucune puissance humaine n'a pu prévaloir. — Le triomphe de Grégoire VII fut le triomphe de l'humilité de la chair sur l'orgueil, de l'àme soumise à Dieu sur la chair révoltée.

Si réLude consciencieuse des faits pouvait encore laisser quelques doutes sur le mérite respectif des deux causes qui étaient en lutte au onzième siècle, il devrait suffire, pour les dissiper, de com-

MOINES d'oCC. VH. i

parer les caractères des deux personnages en qui se personnifiaient d'un côté l'empire, et de l'autre l'Eglise.

De précieuses j| serait injustc, néanmoins, de contester à

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s'alliaient à Hcuri IV plusicurs dcs qualités qui font les crrands

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„ ^''^^., rois : il était doué d'une merveilleuse activité, d'une persévérance, d'une intrépidité dignes de la meilleure des causes, d'une prudence et d'une sagacité rares \ Mais ces qualités s'alliaient chez lui à tous les vices et à tous les excès qui caractérisent les tyrans. On sait quels actes de cruauté et de monstrueuse débauche reprochaient à Henri les catholiques d'Allemagne. Au dire des Saxons, on avait pris les armes contre lui, moins pour venger de graves injures et pour échapper au joug d'un lourd despotisme, que pour châtier les incestes et les sacrilèges dont le prince s'était souillé% et qui lui faisaient assigner la première place parmi les plus cruels tyrans. La chrétienté voyait en effet avec horreur renaître, sous le règne d'un prince soumis à l'Evangile, les infamies attribuées aux dieux de la mythologie et aux monstres persécuteurs de l'Eglise ^ Les excès imputés à Henri étaient-ils

i. Homo magni consilii et mirabiliter sagax. Bomzo, p. 816.

2. Hos... quorum terram, quod omnium quse passi sumus gravissimum ducimus, inauditis adinvenlionibus nec christiano ore nominandis incestaret. Lambert, ann. 1075, ap, Peutz, V, 198. Cf. eumdeni p. 201-205.

3. Simihi recolas Jovem adultcrum, Neronem spurcum..., Maxiraimiiium, etc.. ego adhuc istis illi palniam dederiin, qui aut requalis

exagérés? Il est difticile de le croire, car tous les écrivains orthodoxes les constatent, et ils ne sont contestés par personne*. Néanmoins, plusieurs traits de la vie du monarque attestent que les passions n'avaient point éteint en lui le fond de foi et d'attachement à la religion qui formait alors comme la base morale de l'existence ^ Sous ce rapport, il ne faudrait pas confondre Henri lY avec des persécuteurs plus modernes, complètement étrangers, par la foi comme par la pratique, au culte qu'ils s'efforçaient de régenter au profit d'égoïstes intérêts. Le refus de l'Empereur d'accepter, à Canosse, la communion que Grégoire lui offrait comme un gage de confiance en son repentir, ce refus atteste le respect du prince pour l'auguste sacrement de l'autel % car un tel acte de-

eis aut etiam superior in flagitiis... in augmentutn sceleris eadem flagilia sub titulo christianitatis peregit. Geroh. Reicuesp., De statu eccles., c. X.

1. Stentzel prétend qu'on doit surtout attribuer les excès d'Henri IV à sa mauvaise éducation et aux détestables conseils des favoris qui l'entouraient.

2. Ainsi la profonde indignation de l'empereur en apprenant la destruction de l'église de Harsbourg [Lamh. Schafn., ad ann. 1074), sa douleur en se voyant privé des sacrements, à Noël, pendant quïl était captif (en 1105). Sigeb. Gembl., et Udalric, Cod., p. 116. Si nous adoptions le système des historiens impérialistes, nous attribuerions à une habile hypocrisie l'expression de sentiments peu d'accord avec les autres actes de la vie d'Henri IV; mais il est à la fois plus équitable et plus naturel d'admettre, chez le prince, des retours que mille circonstances de sa vie sociale devaient amener.

5. Cf. Lambeiit, ann. 1077, et Bomzo, Liber ad amicum, ap. Œfele, p. 810.

4 SAIiNT GRÉGOIRE VII,

vait être naturellement considéré comme un aveu (les crimes reprochés et comme une preuve de l'équité des jugements rendus ^ Les parjures, en général, ne se laissent point dominer par de tels scrupules au moment de commettre des sacrilèges. Malheureusement, ce fut le seul moment de la vie du prince où il fit véritablement preuve de conscience : le trait dominant de son caractère était un manque absolu de droiture et de sincérité. Jeune, anieui, Aussi, Ics coutcmporains s'étonnaient-ils de ren-

passionné,

il ne cessait coutrcr, chcz uu Iiommc si jeune et si passionné,

*}p se montrer ^ ^ ^

vovMe. un tel esprit de ruse, de dissimulation et de perfidie : ils avaient peine à s'expliquer que l'extrêmô vivacité d'un tel caractère ne lui fît jamais perdre une occasion de feindre et de tromper.

Cette duplicité invétérée était la grande objection que les princes opposaient à tous les projets de réconciliation avec Henri ^ Chez Grégoire, au con-

1. Il faut lire les rélïexions de Stentzel sur ce point (t. I, p. 410), pour se faire une idée de l'aveuglement et de la fureur où peut se laisser emporter le fanatisme protestant. La seule excuse de l'auteur, c'est qu'il ne peut ni connaître ni concevoir ce qu'est, au sujet de l'unité catholique, la sainte Eucharistie et pour celui qui consacre, et pour celui qui communie. C'est le même honune qui, page 502, découvrait des Jésuites dès le onzième siècle, ce qui prouverait au moins en faveur de Tinvariable caractère des forces actives dans l'Église.

2. C'est ce que reconnaît, presque à chaque page, Stentzel, son ardent apologiste (t. I, p. 50G-33t3-341-414). Toutefois, l'auteur est loin d'en faire uu crime à l'Empereur : « L'éloquence de l'archevêque Guibert de Ravennc, dit-il, lit repentir le roi de ce qu'il avait fait ; mais

Iraire, rien qui sentît la ruse, nulle trace de politique raffinée et tortueuse : la franchise, la droiture, une persévérance inébranlable étaient les seules armes du pontife* : depuis le premier jour de son avènement jusqu'au dernier, nul changement ne peut être remarqué dans sa conduite ni dans son attitude. C'est toujours la simplicité de la foi, luttant victorieusement contre toutes les entreprises du monde, contre tous les artifices de l'erreur. Ecoulons à ce sujet le témoignage non suspect d'un des adversaires les plus déclarés du pape, d'un fauteur acharné du schisme, de Thierry, évêque de Verdun, lequel écrivait au pape en ces termes : « Voici ce

le rusé Henri résolut de tirer tout le profit possible de ce qui s'était passé et de jouer le pape avant de rompre avec lui...

« Le voile de ses anciens préjugés lui tomba des yeux ; il vit clair : ses liens se brisèrent; libre, sans frein, sans crainte de presque tout ce que son époque considérait comme saint, il maucha désorjuis en HOMME à travers la vie. Il commença la lutte avec courage et décision , avec des ressources d'esprit et des ruses inépuisables. » (T. I, p. 414- 410, éd. de J827.) On voit ce que devient la moralité de l'histoire entre les mains du rationalisme scientifique chez de pareils hommes. Stentzel range sans doute parmi les ruses de ce prince courageux et «/"franchi les nombreuses démonstrations de soumission et de dévouement faites par lui auprès du pape, de 1077 à 1080. L'excuse donnée par Thistoricn (page 440, 452, etc.), c'est que l'Empereur n'était pas encore prêt.

1. Stentzel est lui-même obligé de l'avouer ^t. I, p. 302), quoique, pins tard (t. II, p. 148-153), il ait accusé Grégoire de duplicité. Nous insistons sur les contradictions de l'historien, parce que nous reconnaissons en lui l'un des écrivains remarquables de l'Allemagne moderne, encore bien qu'à la différence de Yoigt et de Bowdcn, il ait employé une grande science et une remarquable méthode à faire prévaloir les vues les plus profanes et les plus étroites.

(( que nous savons de vous par vous-nnêmc ou par (( raltestalion de gens dignes de toute croyance : (( signalé, dès l'enfance, par des présages certains <( d'une future illustration, enrôlé, dès l'adoles- « cence, dans la milice chrétienne, parmi les con- « tempteurs du monde, laborieusement dévoué au (( service de la sainte Eglise, vous avez, comme ar- « chidiacre, conquis l'amour du monde, et atteint « au fiiîte de la renommée chrétienne. Sur le point, « plus d'une fois, d'être élu pape, vous vous êtes <( toujours dérobé par la fuite au fardeau qu'on « voulait vous imposer; mais enfin, il a bien fallu i( se courber sous le joug, et alors, cédant aux né- (( cessités de votre charge pastorale, vous avez dû « lutter, de toutes vos forces, pour redresser des « cœurs pervertis, pour enseigner la vérité à tous, « sans acception de personnes ; et, après cela, étant « devenu l'objet de l'exécration mortelle des ré- « prouvés, vous avez inébranlablement suivi la voie « royale où vous êtes entré, en frappant à droite et « à gauche, avec les armes de la justice et de « la prière ^ »

1. De vobis vel a fidelibus aiidita, vel a nobis ipsis comporta... Strenua et laudabili ol'ficii hujus adiuinistratione in totius orbis notitiam et dilectionem brevi pervenisse ad summum christiani nominis .. Juxta qiiod boni et fide digni bomines attestanlnr... Cubnen... llrgenti pastoralis officii necessitatc, distorta pervcrsoruni corda ad reclitudinis lineam summa vi corrigere nitcntem, absque pcrsonaî acceptione verifatem omnibus palam facere... perdilorum bominuni olium et detractionem, inimo execrationem acerrimam usque ad mor-

Au surplus, pour bien apprécier le caractère de Grégoire YII, nous n'en sommes point réduits au témoignage en- quelque sorte involontaire de ses adversaires, ou bien aux conjectures et aux recherches laborieuses de l'érudition. Les neuf livres qui nous ont été conservés de la correspondance du grand pape^ sont un monument impérissable de la bonne foi, de la modération, de la droiture, de la tendresse de cœur, en un mot de tous les genres de grandeurs qui remplissaient l'âme de l'immortel champion de TEglise.

tisdamnationeinincurrisse : tamenin omnibus inconcussum, immotum viam regiam quara semel intravit per arma justitiœ, a dextris et a sinistris argueiido, obsecrando, increpando, Ibrtiter adhuc incedere. ]li€C sunt quie de vobis conperiinus... hœc de vobis credimus. Thés, anecdot.. 1. 1, p. 215. — Il est remarquable que ces éloges prodigués à Grégoire VII par un adversaire acharné, se rapportent identiquement à ceux qui lui ont été donnés par l'un de ses plus enthousiastes partisans : Nactus omnium bonorum dilectionem ob zeli Dei fervorem et juslitise exequutionem. Sed quia nulla est societas luci adtenebras, perditorum hominum odium et detractionem, immo persecutionem acerrimam incurrit ; regiam tamen viam quam semel intraverat, inconcussus, immotus, per arma justitia; a dextris et sinistris fortiter incessit. Hug. Flavi.v., p. 207, ap. Labbe.

1. Le dixième livre de la correspondance de saint Grégoire VII a été perdu, et il ne reste que deux lettres du livre XI et dernier. Cette collection, composée de 361 lettres, est connue sous le nom de Regestum Gregorii Vil, et on le trouve dans toutes les collections de conciles. Celle de Labbe, qui a été publiée à Venise par Coletti, en 1730, renferme deux appendices contenant dix-sept lettres de plus que les autres recueils (578 au lieu de 301). Ces dix-sept lettres sont importantes, mais il serait à désirer que, dans l'intérêt de la vérité religieuse et historique, on ajoutât aux lettres déjà publiées celles qui sont comme perdues dans les ouvrages de Paul Bernried, de Hugues de Flavigny et surtout de IJruno.

Aussi, certains critiques protestants, comprenant toute l'importance d'un pareil document, ont-ils fait d'incroyables efforts pour établir qu'il n'est point autbentique^ Le procédé ne pouvait manquer d'être soutenu, de l'autre côté du Rhin, par l'un de ces sophistes qui s'évertuent à vouloir démontrer que l'Évangile lui-même n'est qu'un texte altéré, et ne trouvent pas extraordinaire que l'inventeur inconnu de la correspondance de saint Grégoire VII ait pu, comme lui, faire preuve d'un génie si haut et si pur.

C'est dans la correspondance de saint Grégoire qu'on apprend vraiment à connaître et à aimer le pontife. Un homme, en effet, n'écrit pas près de quatre cents lettres, souvent de sa propre main, à la hâte, dans les circonstances les plus diverses.

1. C'est à M. Cassander, de Hesse-Darmstadt, que revient l'honneur d'avoir fait cette belle découverte en 1842. L'auteur, dans son libelle lourdement germanique, s'appuie surtout sur un passage de la lettre 5 du livre VIII, où Grégoire reproche à Henri lY d'avoir pris part à l'élection de l'antipape Cadalaus, en 1065, époque où le prince n'avait (juc treize ans, et ne pouvait, par conséquent, être responsable des actes accomplis par ses conseillers. Il n'est pas impossible qu'une erreur de date se soit glissée dans l'épître en question ; mais conclure de là que toutes les autres lettres sont apocryphes, est une énormité. 11 est à remarquer, au surplus, que l'accusation du pape contre Henri ne se rencontre dans aucune des deux sentences fulminées contre ce prince .

Il a été publié, depuis la mort de M. de Montalembert, une nouvelle et très-bonne édition des lettres de saint Grégoire, par M. Jaffé, le collaborateur de M. Perlz, dontles savants ont regretté la fin prématurée. (Note de l'éditeur.)

sans traliir, ici ou là, le fond de son ame*. Or, nous défions la plus épilogueuse critique de signaler, dans la correspondance de Tillustre pape, un seul passage, une seule ligne, où se révèle la moindre trace d'égoïsme, d'ambition temporelle, de ressentiment,en un mot d'aucune des passions inférieures de l'humanité ^

C'est donc à cette source non suspecte qu'il faut renvoyer les amis de la vérité catholique, pour compléter les preuves de tout ce qui vient d'être dit sur la grandeur et la sainteté de Grégoire. Ils y verront comment le pontife envisageait le redoutable ministère qui le constituait comme le débiteur de la vérité et de la justice, à l'égard de tous les hommes; qui l'obligeait à ne compromettre le salut de qui que ce fût par son silence^; qui, cha-

1. Vobis enim non aliquem vicarium in dictando acquiro, sed me ipsum labori, licet rusticano stylo, supponi. Ep. I, 50, adressée aux deux comtesses Béatrix et Mathilde.

2. De tous les historiens qui, jusqu'ici, ont traité du pontificat de Grégoire VII, M. l'abbé Rorlibacher est celui qui a su tirer le meilleur parti de la correspondance de saint Grégoire. Avec le texte authentique de ces lettres tronquées, falsifiées par les adversaires de la papauté, Ignorées ou négligées de ses défenseurs, l'historien catholique a pu réfuter victorieusement et les calomnies des protestants el certaines assertions au moins légères de Fleury et do Bossuet dans la Défense des quatre articles attribuée à tort, il faut l'espérer, au gi and évêque. Le liv. lxv de Vllist. univ. de V Eglise, par Rohrbaclier, est, avec l'ouvrage de l'anglican Bowden, le meilleur récit que nous connaissions du pontificat de Grégoire VII.

3. Non ignorare crediuius prudenliain vestram.quin sancta et apos» tolica sedes princeps et univerïalis mater sit omnium ecclesiarum et gentium quas divina clementia adagnitionem sui nominis in fldo Do-

que jour, faisait peser sur lui les angoisses d'une immense responsabilité*; qui, enfin, l'investissait d'une autorité devant laquelle tous les efforls des rois et des empereurs, toutes les forces humaines semblaient n'avoir pas plus de poids que la poussière ou la paille qu'emporte lèvent \ A cette autorité, du reste, l'épiscopat, dont la puissance et la dignité lui semblaient supérieures à la majesté royale ^ devait prendre une large part, car, Grégoire , nous le répétons, n'était point un adversaire jaloux du pouvoir épiscopal ; il s'est plaint

des

mires évoques, saus doutc avcc énergie des crimes de nombre d'évêques de son temps ; il reconnaissait que tous les maux de la chrétienté provenaient de la prévarication de ces évêques parmi lesquels il se rangeait lui-même* ; il se félicitait de ce que des laïques.

Sainl Gié^'oire

ne jalousait pas

le pouvoir

mini et Salvatoris nostri J. C. per evangelicam et apostolicam doctrinam venirc praeordinavit : quibus liane curain et perpetuam débet sollicitudinem, ut sicut ad conservandam catholicœ fidei veritatem, ita quoque ad cognoscendam et tenendam justitiam documenta et salutifera administre! monita. Ad cujus dispensationis offîcium... credilum nobis ministerium valde perlimescimus, scientes quoniam et his qui prope et his qui longe sunt debitores sumus, nec apud supernum Judicem excusationis locum liabere poterimus, si nostra tacilurnilate eorum aut salus negligitur aut culpa fovetur. Ep. IV, 28, aJ llispanos.

1. Potestas, qua quotidie angustamur apostolicaî sedis. Epist. IV, I

2. Hoc in animo gerens,quod regum et imperatorum virtus, et universa mortalium conaniina, contra apostolica jura et omnipotentiam sammi Dei quasi favilla computentur et palea. Ep. 111, 8, ad Tliedald cleric. niediol.

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