‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 2 sur 267 · Ep. 11,5, et IV · texte numérisé non relu

Ep. 11,5, et IV

^. Nos... pnelali... Ep. II, 45.

MOhNE ET PAPE. 11

sans excepter les fommes, se dévoiiassenl à la liberté (le rÉglise lorsque tant de prélats désertaient sa cause\ La correspondance du pontife fournit, presque à chaque page, la preuve que l'autorité épiscopale n'avait pas de défenseur plus inébranlable que lui. Il voulait, en effet, qu'on se soumît aux décisions épiscopales alors même qu'elles étaient injustes, pourvu qu'elles ne compromissent en rien la sûreté générale de ^Eglise^ On le vit refuser les présents du comte d'Anjou, parce qu'il était excommunié par son évoque. La juridiction des évoques en fait de consécration, était pour lui l'objet du respect le plus scrupuleux ^ 11 ne manquait jamais de faire valoir, en leur faveur, les décrétâtes des papes martyrs contre les mauvais clercs* ; enfin, comme l'attestent une foule d'exemples, il n'hésitait jamais, dans les contestations d'évêques à moines, à donner tort à ces derniers, fussent-ils des clunistes comme lui, lorsque l'équité le commandait \ Pour lui, les princes de l'Eglise étaient bien les chefs de l'armée du Seigneur, et il les excitait sans cesse, par l'exemple delà chevalerie séculière, au sacrifice, au dévouement, à la persévérance dans les combats du Seigneur ^ « On vous dira, écrivait-

l.Ep. II, 11.

Page 1