‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 123 sur 267 · MiciiAUD, IUhI. d'js Croisades, t. II, p. 47, cd · texte numérisé non relu

MiciiAUD, IUhI. d'js Croisades, t. II, p. 47, cd

5. Tunctertia profeclio Uccidentalium in Jérusalem facta est, niultorumque maxima conglobalio millium pedibus suis Byzanteum stemma conculcarc, p. 478, tantum contra Turcos progressa est. Ohd. Vit., 589.

542 LES l'RÉDÉCESSEURS DE GALIXTE II.

lanl, continuait contre les Almoravides une lutte glorieuse qu'il devait couronner par la prise de Cordoue*(1108).

Bohémond en ramena de nouveaux soldats de la croix et il en trouva d'autres en Italie, avec lesquels il entreprit de châtier la longue perfidie des schismatiques grecs à l'égard des Latins; mais l'expédition échoua. Il en ressortit du moins un merveilleux témoignage de l'union de tous les peuples chrétiens sous la main des papes, dans cette grande et longue guerre contre les infidèles. Et, en effet, Tannée même où mourut Bohémond, on vit une flotte norvégienne débarquer sur la plage de Syrie des auxiliaires inattendus, et Sigurd, le fils du roi Magnus, avec dix mille des siens, venir aider le roi de Jérusalem à conquérir Sidon (19 déc. 111])% puis s'en retourner au fond de la Baltique sans autre récompense qu'un morceau de la vraie croix.

Cependant le roi d'Aragon et de Navarre, Alphonse le Batailleur, entretenait toujours la croisade en Espagne et méritait son surnom par un grand nombre de combats livrés aux infidèles, et de victoires remportées sur eux. Les moines étaient, là comme partout, plus ou moins directement mêlés à l'action des peuples catholiques, et entretenaient dans les cloîtres ces foyers de vie spirituelle, où les rois et

i. GuiLL. Tyr. 1. XI, c. 11. — ToRF, Ilisf. ver. ISorvegicar., pars III, c. 18.

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