Petr. DiAco, Chron. Cnssin., 1. iv, c
4. Cette église monastique, qui a donné naissance à la pelile ville de Saint-Léonard, subsiste encore : elle est, dans sa forme actuelle, à peu près contemporaine de Bohémond ; on peut en voir une représoîitation assez exacte dans rAucIrn lAmotisin,de^l. Tripon, t. I.
Boliémond,
prince
d'Antioche,
épouse
la fille de France
et prêche
la croisaJe
guerriers qui rentouraient, il leur inspira le désir de le suivre en Palestine, par le récit de ses aventures et la promesse de la gloire et des hautes destinées qui les y attendaient ^ De là, le prince alla à Poitiers,. où le saint moine Bruno tint un concile au nom du pape% et où tous deux haranguèrent la nombreuse assemblée \ Loin que l'exemple des échecs subis et du funeste retour de Guillaume d'Aquitaine, c'est-à-dire du prince même dont Poitiers était la capitale, ait découragé l'auditoire, on vit au contraire les chevaliers du Limousin, de l'Auvergne et du Poitou se disputer l'honneur de s'associer au héros normand, et d'accompagner à Antioche le prince de cette cité *. Le nombre des guerriers qui se présentaient était si grand qu'on qualifia les levées deBohémond, de troisième croisade \
Le prince voulut en outre aller lui-même faire appel à l'Espagne, où la guerre contre les infidèles avait précédé de trois siècles la première croisade et où le roi Alphonse Yll de Castille, dit le Vail-
Concile de Poitiers
où
Boliéinonrl
d'Antioche
et
le moine Bruno
prêchent
la croisade.