‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 155 sur 267 · Chron. Malleac, ad ann. 1107, in Labbe, BibL nova ms · texte numérisé non relu

Chron. Malleac, ad ann. 1107, in Labbe, BibL nova ms

5. Fertur dixisse Ricliardum Virdunensem, qui se tradidit regiœ curiic, et nos tradimus eum Satanje. Laurent. Leod. Ilist. episc. Virdwi. in Spicil., t. xii.

pas même les deux principaux adhérents de l'Eglise romaine, Rulliard de Mayence et l'ancien légat Gébhard de Spire, lesquels avaient eu la faiblesse de conserver des cures dont l'investiture avait été accordée par le roi. Mais une simple menace de suspension ramena ces prélats au devoir \ Pascal assigna ensuite à Henri un délai d'un an pour venir discuter la grande cause, dans un concile général à Rome, vers laquelle il se dirigea lentement^ et où les Romains le reçurent, cette fois, avec transporta

Henri sembla d'abord se préoccuper assez peu de ces dispositions énergiques de la cour de Rome. H consacra les années 1108 et 11 09 à des expéditions assez peu glorieuses contre la Hongrie et contre les princes slaves de la Rohême et de la Silésie, qui ne reconnaissaient qu'avec peine la suzeraineté de l'empire. Vers la fin de 1109, il envoya au pape une nouvelle ambassade composée des archevêques de Cologne et de Trêves, du chancelier Albert et d'autres seigneurs, pour traiter d'un accommodement qui devait nécessairement précéder la collation de la dignité impériale, dont les rois d'Allemagne ne pouvaient être revêtus qu'après avoir été couronnés par le souverain pontife. Pascal répondit sans dé-

1 . Pour ces différentes sentences, Cf. Coletti, Conc, t. XII, pp. 1155- 1136; Mautène et Duuand Ampliss. Collect., t. 1, prœf. et p. 018.

'2. Cum amorc Francorum, dit Suger, qui multum servieraut, et timoré Tlieutonicorum.

3. Tanto Romani tam cleri quani populi tripudiis suscipiebatur, acsi de mortuis redivivus crederetur. Ann. Saxo , ad 1107.

mentir en rien son langage antérieur el avec autant de persévérance que de bonne foi, qu'il recevrait le roi avec l'affection d'un père s'il se présentait à Rome en souverain catholique, en fils el défenseur de l'Eglise, en ami de la justice \

Dans une diète tenue à Ratisbonne% Henri annonça aux princes son intention de passer en Italie pour s'y faire couronner empereur, et en même temps pour y arranger, au gré du souverain pontife tout ce qu'exigeait la défense de l'Eglise". Les princes, ravis de ces intentions pieuses et patriotiques, lui assurèrent par serment leur concours \ Il Mariage obtint aussi l'appui des seigneurs de la partie oc- roiiièliiiv cidentale de l'empire dans une autre assemblée T\ngieterre^ tenue à Utrecht% où il célébra ses fiançailles avec la jeune Mathilde, fille du roi Henri P'"d'Angleterre. Henri contractait ainsi une alliance intime avec le plus puissant des souverains étrangers à l'empire, avec un prince qui avait été lui-même longtemps en lutte contre l'Eglise dans la question des investitures, et qui venait à peine de se soumettre. Or,

1. Omni paternitate, omni mansuetudine, eum seexcepturum spondet, si ipse se, ut regem catliolicum..., Romanse sedi exhiberet. Cfiron. Ursperg., ad ann. 1109.

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