‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 16 sur 267 · I.i:o OsTiENS., 1. in, C · texte numérisé non relu

I.i:o OsTiENS., 1. in, C

prirent, d'accord avec les princes normands, de le contraindre à accepter. Cette résolution dut être fortifiée par la mort du plus saint des candidats à la papauté, d'Anselme de Lucques, à qui Grégoire mourant avait légué sa mitre, comme un présage pour l'avenir'. Anselme, ministre et confesseur de la Grande Comlesse, avait été, après Hildebrand, le principal appui des orthodoxes en Ilalie; sa bénédiction entraînait les soldats de Mathilde à la victoire*; sa sainteté les retenait dans le devoir, en domptant dans leurs cœurs les passions séculières" ; son zèle pour la régularité ecclésiastique le poussait à professer qu'il vaudrait mieux, pour l'Église, n'avoir ni clercs ni moines, que d'en avoir d'irréguliers*. L'exemple et l'affection de Grégoire avaient seuls pu consoler Anselme d'avoir abandonné sa retraite monastique pour affronter les orages du monde". Privé d'un tel guide et d'un tel ami, Anselme sentit les sources

1. Ulo niorieiis niitram capitis sui transmisit isti, quasi potestaten» awoia li^aiidi et solvendi, sed et iiiiraculi, credo faciendi. Act. SS. 0, l'). IX, 481. Il mourut le 18 mars 108G; il était neveu du pape Alexandre II.

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