jSunc monaclii flcrunt, monachus quia noscitur esse
DoMNizo, in Math., II, 5.
2. Dux non se lacryniis audit a forte coercet Morte viri tanti : non mors patris amplius illuni
Cogcret ad lacrynias
Quia uiajinus anioris
Vivere duni licuit, nexus conjunxorat illos, etc.
GuiLL., Ai'ULiENS., 1. V, p. 277, ap. MinAT.
5. A Céplialonie, le 17 juillet 1085. Robert s'était dislingué, coninio il convenait à un chevalier normand et à un allié de saint Grégoire Ml, par d'inuncnses largesses envers le Mont-Cassin.
4. Historia lioberti Guiscardi, éd. Clianipollion, p. 020, 180?.
triomphe pour ses adversaires, aucune défection parmi les champions de l'Eglise.
Cependant les dangers restaient les mêmes, et les moyens humains qu'on pouvait leur opposer Jetaient insignifiants. La mort de Robert Guiscard semblait devoir exposer la naissante souveraineté des Normands aux périls d'une succession partagée; Rome était en effet aux mains des Impérialistes; en Allemagne, le parti catholique n'avait dans son roi élu, Hormann de Luxembourg, qu'un chef insuffisant. Le premier besoin de l'Eglise était de trouver un digne successeur à Grégoire Vil. Celui-ci, à son lit de mort, avait désigné quatre (*andidats parmi les moines dont il avait pu apprécier le zèle et le courage : Didier, abbé du Mont- Cassin, en première ligne; puis, Hugues, abbé de Cluny; Odon, moine du même monastère, cardinaltîvêque d'Ostie, et Anselme, également moine de l'obédience de Cluny et évêque de Lucques\
Pour la première fois, depuis plusieurs siècles, les évêques et les cardinaux allaient donc pourvoi»' à l'élection du pontife suprême, en dehors de toule ])réoccupation de la puissance impériale, et sceller ainsi définitivement la grandeconquête de Grégoire. Dociles à sa voix età ses dernières volontés, lespn^lats portèrent leur choix d'abord sur l'abbé du Mont-Cassin, et, malgré son refus absolu, ilsentre-