‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 173 sur 267 · V. plus haut · texte numérisé non relu

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2. Per omne regnum omnibus suis miîit ac transcribi et teneri jussit. Ilist. episc. Virclun., in Spicil., t. II, p. 248.

5. Eccc quo tribulaliones vestrœ, quo exilia vcstra qure per annos triginta plus minusvc passi estis, eccc omnia in cœnum devoluta sunt. lOid.

i. Quid referam quosdam comités ejus.... grandia de rcge disputasse, eum regem i)arilcr et summum sacerdotem (quud ncc apud ul-

que la citadelle de la foi romaine avait capitulé, rougirent et restèrent silencieux ^ Mais bientôt, encouragés par la nouvelle de la résistance que Tarchevêque de Vienne^ et d'autres prélats, hors d'Allemagne, opposaient à l'empereur, ils protestèrent à leur tour, et, quoique seuls de leur parti dans cette province, ils refusèrent de communiquer avec les impérialistes.

L'évêque intrus et ses chanoines déployèrent alors contre les moines tous les moyens de violence à l'usage des schismatiques. Les laïques que la dévotion attirait auprès de ces prélats furent publiquement fouettés; des religieux furent souffletés, insultés, volés, privés de leur bibliothèque, troublés dans tous leurs offices. Les riches bénéficiaires du chapitre les traitaient de rustres, de gardeurs de bêtes, et de misérables étrangers que la misère avait réunis \ Alors, les dignes religieux reprirent le chemin de l'exil, qu'ils connaissaient déjà. Sous la conduite de leur abbé, Laurent, ils allèrent de nouveau chercher un asile à Saint-Bénigne de Dijon, que le saint et zélé Jarenton leur avait autre-

los liœreticos dictum invenitur), cjus juris esse ut praesules faciat vcl deponet dialccticasse. Ilnd.

1. Conventus erubuit, ingemuit, et quia turris Romanœ fidei cesserat, nullus eorum fuit qui apcriret os. Ibid.

2. Vienne et le Daupliiné relevaient encore alors de l'empire.

5. Fratres nostros non nionachos, sed rusticos, gardones, pantonarios et advenas penuria congregatos vocabatis. Epist. Laurent, abb. S. Viton., ad can. Virdun., in Madill., Ann. t. V, append. n. 80, où l'on trouve les détails curieux de cette persécution.

de Dijon.

LES PRÉDKCESSEUrxS DE CALIXTE II. 405

trefois ouvert^ et où venaient d'être recueillis les moines de Saint-Hubert, exilés, eux aussi, par les violences d'un évêque schismatique\ Ce fut le dernier service que ce modèle des abbés put rendre à la cause de l'Eglise et aux doctrines dont Grégoire YII l'avait constitué l'apôtre'. Du sein de ce refuge Maniieste

des

béni, les moines fugitifs adressèrent à leurs perse- moines réfugi.'s

cuteurs un manifeste où se peint au vif la double saint-Bénit-ne

expression de leur tristesse et de leur inébranlable

foi : « Voici les traditions des pères pour lesquelles

c( nous voulons vivre et mourir : garder avant tout

(( la foi catholique; l'orner de bonnesœuvres; obéir

« au siège apostolique comme à la mère de toutes

« les Eglises ; nous abstenir de toute relation avec

« les excommuniés ; distribuer les dignités ecclé-

(( siastiques sans simonie; interdire aux prêtres la

(( souillure du concubinage, et garder l'Eglise,

« notre mère, libre de toute servitude laïque \ »

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