En
2. Sa mère Hedwige avait épousé en secondes noces le duc Thierry de Lorraine, dont elle avait eu Simon, duc de Lorraine, et deux lillcs mariées au comte Siegliart de Bavière et au comte de Hollande. Par son père, Lothaire représentait la maison de Walheck. Sa grand'mére était nièce de saint Bruno, martyr et apôtre de la Prusse. Y. GehvAis, L 9-18.
Henri V
piétait sur les droits et les héritages des seigneurs les plus puissants, prononçant des confiscations arbitraires, dans le but évident d'agrandir son domaine immédiat, et d'affaiblir ceux qui pouvaient un jour devenir ses rivaux ^ Une première guerre entre l'empereur et Lothaire avait eu lieu au sujet du comté de Stade, que le duc, encore mineur, s'était néanmoins fait adjuger, bien qu'il eût pour concurrent une créature de l'empereur \
Une rupture plus sérieuse éclata en 1112 au sujet de la succession de la maison de Weimar Orlamunde, que réclamait le comte palatin Sigefroy, tout récemment sorti de prison, à la suite d'énergiques protestations de la part de ses voi-
1. Des quatre grands duchés de l'Allemagne, Henri s'était déjà assuré la Souabe en la donnant à son neveu Frédéric de Ilolienstaufen. Plus tard, en 1116, il donna celui de Franconie à son autre neveu Conrad. Ces deux frères étaient fils de sa sœur Agnès et de Frédéric I" de Ilolienstaufen; l'empereur avait remarié cette Agnès, après la mort de Ilohenstaufen, à Leopold, margrave d'Aulriciic, chef de la maison de Babenberg. Le duc Welf de Bavière, depuis longtemps rallié à la cour impériale, tenait sous sa dépendance toute la haute Allemagne, depuis l'Alsace jusqu'à la Hongrie. Il cherchait, en outre, à s'assurer les villes par des concessions faites au détriment des évêques et seigneurs, comme à Spire et à AVorms.
2. Les princes de la Saxe furent surtout indisposés par les usurpations de Frédéric, comte de Stade, créature de l'empereur, d'origine obscure et incertaine, fils d'une Anglaise naufragée (et par conséquent réduite en servitude, d'après le droit barbare contre lequel le pape et les conciles avaient si souvent protesté). On lui reprochait le meurtre de trois évéques danois. Mais le duc Lothaire et le margrave Ludolphe de Nordmark le renversèrent, malgré les efforts et les armes de Henri Y. Gehvais, p, 77-82, ex Alber. Stad. et Krantzus.
de Mayencc
/i8G LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II. . sins*. Sigefroy ayant roussi, par l'éloquent récit des maux qu'il avait soufferts en captivité, à soulever la Saxe tout entière, vit se grouper, pour défendre sa cause, le landgrave Louis de Thuringe, les comtes Wiprecht de Groïtsch, père et fils, le palatin Frédéric de Sommerschenburg, le margrave Rodolphe du Nord-Mark, l'évèque de Halberstadt, et enfin le duc Lothaire qui, beau-frère de Sigefroy, se trouva naturellement placé à la tête de cette coalition des princes du Nord contre les Détection usurpatious incessantes d'Henri V. Celui-ci fut
(lu chancelier ,i, i -ii ii'p
Adaiboit frappe d un coup plus sensible encore par la détection de l'archevêque Adalbert de Mayence^ son chancelier, son ministre, son confident le plus intime" depuis tant d'années, et qui partout, mais surtout en Italie, avait été l'instrument le plus intelligent, le plus actif, le plus hardi des violejices, des ruses et des machinations impériales. Chose étrange! à peine ce politique sans conscience, qui passait pour le principal auteur de la captivité du pape*, à peine ce ministre de l'iniquité triomphante, venait-il d'être investi par son maître de la crosse primaliale de Mayence, qui avait été l'éclatante récompense do ses odieux attentats
i. Gervai!=, I, 5C-95; Chroii. Urspcrg., an. 1M2.