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490 LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE V. période de l'insurrection. Henri courut ensuite en Lorraine, pour y défendre son partisan , Tévêque Richard de Verdun, contre les attaques du jeune comte Regnaud de Rar. Celui-ci, fait prisonnier par l'empereur, fut mené devant la forteresse imprenable de Mouzon que défendait la jeune comtesse. Henri fit élever une potence en vue de la place, et déclara à la comtesse que, si elle ne lui en ouvrait les portes le lendemain, son mari serait pendu. Or, la nuit même où ces choses se passaient, la comtesse accouchait d'un fils : la garnison, touchée de celte situation, s'empressa de faire le serment de foi el hommage à l'enfant nouveauné, et fil savoir à l'empereur que, quand même il pendrait leur seigneur, il leur en resterait un autre, pour lequel ils conserveraient la forteresse jusqu'à la morl^ L'empereur fut forcé de lever le siège, et, dans sa fureur, il aurait fait exécuter son prisonnier, si les princes qui entouraient le cruel monarque ne l'avaient menacé de la colère céleste ^ Cependant, la nouvelle de l'excommunication dont venait d'être frappé l'empereur se répandait de plus en plus, et détachait graduellement les populations d'un pouvoir qui pesait déjà si durement
1. Voir les dûlails dans Ott. Fuising., De gesds Friil., 1. i, c. 11 ; dans Albcric Trium Fontiuni....
2. Il leur rcpondil, turbato suce irrc oculo : « Cœluni cœli Domino, tcrram autem dcdit liliis hominura. o Ott. Fuis., De gcst. Frid., \, I. c 11.
Mayence.
sur loiit le monde. Comme le saint évoque de Bamberg, Ollon, qui avait toujours eu à cœur de se maintenir en union avec Rome\ ne voulait plus venir à la cour, Henri prit le parti d'aller célébrer les fêtes de Noël à Bamberg même, soit afin de cacher ail public un dissentiment qui ne pouvait manquer de lui faire grand tort, soit afin d'éprouver la fidélité du prélat ^ Henri, en même temps, Mam-e
de Henri V
jugea le moment favorable pour consommer son avec Matiiiuie