Praeler paucos episcopos nemo principum adventabat. Ibid
son archevêque*. lïenrï dut céder pour sauver sa Adaibeii proprc vie\ Adalbert, après Irois ans de la plus «le captivité, dure captivité, sortit de son cachot, pâle et maigre comme un squelelte'. Sa première démarche fut un acte de soumission au légat Théodoric qu'il convoqua pour Noël, h un nouveau concile à Cologne. Le légat mourut en roule; mais Adalbert, qui possédait toutes les qualités nécessaires, devint bientôt l'âme et la tête de la ligue dont le duc Lothaire était le bras*.
Entouré des quatorze évêques allemands déjà détachés du schisme, il fut sacré à Cologne, le lendemain de Noël, par le saint évêque de Bamberg, Otton, son suffragant ; et, dans cette imposante assemblée, où assistaient Lothaire et beaucoup d'au-
i. Moguntini.... urbis familia, tam nobiles, lam ministeriales, Cliron. Ursperg., Ann. Hildesh., ann. 1115; Cf. Luden, t. IX, 1. xx, c. G. not. 19 ; Gervais, 1, 1 i5, not. 1.
2. Dans sa lettre aux Mayençais (in Cod. Udalr., n" 319), Henri af firme qu'il ne le relâcha qu'après avoir prêté serment et donné des ctîiges en garantie de sa tranquillité future. 11 nous est permis d'en douter, surtout en rapprochant cette lettre de celle qui la précède dans la même collection (n" 518), où Henri affirme que le pape, en présence de tous les cardinaux, avait désavoué le concile de Vienne, condamné les Irgats Théodoric et Conon, avec les archevêques de Cologne, de Mayence, de Saltzbourg, et déclaré que tous ceux qui faisaient la guerre à l'empereur étaient païens et sacrilèges. On peut bien croire à des démarches équivoques de la part de Pascal à l'égard de l'empereur; mais des actes de cette nature sont en contradiction avec tous ceux qui ont été conservés par les uionumeuts contemporains • 1 cités en partie par nous.
3. Vixossibushœrenlem. /lH«.iS«a:o,ann. 1115; OttoFrisinc, VII, 1 i.