‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 200 sur 267 · Ceux de l'iaisance, Acqui et Asti · texte numérisé non relu

Ceux de l'iaisance, Acqui et Asti

de

Irompor l'Allemagne.

LES PUÉDÉGESSEURS UE GALIXTE II. b'2\

près leur conseil, clans un uouveau concilia ^ Le pape ajoutait que les lettres des ultramontains et surtout de Tarclieveque Adalbert de Mayence l'encourageaient à résister énergiquement.

Henri essaya de donner le change à l'Allemagne iienri seiioïc par un récit tout à fait mensonger des dispositions pontificales", et qui encourageait dans leur mauvais es])rit les habitants de Rome. Ceux-ci, mécontents du choix qu'avait fait le pape d'un nouveau j)réfet, s'étaient révoltés et avaient forcé le saintpère de quitter la ville ^ A la suite de ces faits, Henri s'empressa d'annoncer à ses amis son prochain retour à Rome\ Et, en effet, il y arriva au printemps

1 . Propter sccuritateni quam régi licet coactus fccerat, diffitetUi:*, illuni se anathematis vinculo colligasse, ab Ecclesife tamen polioribub membris excommunicationem connexam non nisi ipsorum consilio denegat se posse dissolvere, coiicesso nimirum utrinque synodalis audientiaî jure. Cfiron. Uvsp., ann. 1117.

■2. Cod. l'dalr., Ep. 517, 518, Il y affirme que le pape, en présence de tous les cardinaux, a désavoué Conon, Guy de Vienne, Adalbert, et condamne comme parjures et sacrilèges tous ceux d'entre ses vassaux qui lui feraient la guerre. Gervais, I, 170 171. (Ceci démontre facilement la mauvaise foi de Henri dans ses lettres, que Stenzel et Liiden ont aveuglément suivie.)

5. Yoy. les détails de cette émeute, qui éclata le 26 mars 1110, dans Falco Bexeventanus, CJiroti. ann. IIIG, ap. Mlrat. t. V. Le pape voulait confier cette charge à Pierre de Léon, frère du cardinal de ce nom : le peuple voulaif. un autre Pierre, fils du dernier titulaire. Pascal, trahi par le comte Ptolomeo de Tusculum, lut contraint de céder.

4. His audilis, llenricus.... ketus elTectus, quia non bene cum papa conveniebat, scenia iinpcrialia urbis pnefecto et Romanis transmisit, adventum suum illis prœnuiitians affuturum. Chron. Casa., IV, GO.

au concile

de Bénévcnt.

Je ! 117. GeLle fois, le pape ne raltcndit pas et se

réfugia auMont-Cassin, sous la protection de l'épée

des Normands; mais il dépêcha à l'empereur,

comme légat, Maurice Burdin, archevêque de

]]raga\ lequel, trahissant la cause qu'il était

chargé de défendre, consentit, lors des fêtes dePA-

iieiiii V ques, à couronner l'empereur \ Le traître fut aussiest condamné ,A, -t Tt 1 1 •! i '

tôt excommunie par rascal dans un concile tenu a Bénévent; mais Henri ne s'en émut guère. Toujours à la recherche de nouveaux moyens d'asseoir sa domination en Italie, il donna sa fille en mariage au comte Ptolomeo de Tusculum, chef d'une maison et d'un parti dans tous les temps hostiles à la papauté. En même temps il faisait mettre à mort tous les Romains qu'on surprenait se rendant auprès du pape à Bénévent"'. Quand arriva la Pentecôte, Henri V retourna dans la haute Italie %

'J. Burdin était Limousin, distingué par son éloquence et son savoir. Bernard, moine de Cluny, archevêque de Tolède et légat en Espagne, l'ayant distingué au concile de Clermont en 4095, l'emmena avec lui en Espagne, où il devint archevêque de Coimbre, puis archevêque de Braga. Il était venu à Rome pour défendre les droits de sa métropole contre son ancien bienfaiteur, Bernard, qui, comme archevêque de Tolède, revendiquait la primatie de toute l'Espagne. Vila Maiiritii ap. Baluzh, Miscell., t. I". Chron. Mauriniac. Pand. Bis., VU. Pasc.

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