Vit. Pasch., ap. Iîarox., ann . 1117, c
2, Date fixée par Pagi. Cril. inDAiioN., aiin. 1118.
5. Ut caverent dolos ab iis qui intus crant et extra in exccratione Guibertinorum ac enorminatis Teutonicîe. Baron., ann. 1118, c. 1.
On voit par la lettre de l'archevêque de Cologne aux cardinaux et évêques italiens, après la mort de Pascal, que ce pontife avait tout à fait reconquis la bonne opinion du parti des zélés. Ap. Martènk, Ampliss. (jjtlcc(.,\ I", p. 041.
4. U était originaire de Gaëte, d'une famille très-noble, que quelques-uns ont cru être la même que la maison Gactani, à laqu-'lle appartenait Bonitace VllI, et qui existe encore à Rome avec un titre ducal. Pandlli'u. Pis., Vil. Gctasii II, cum not. 1). Constant. Gaetani ab Ord. S. B. Rom. 1038 et ap. Mural. Script., t. III, p. 1.
5. Ab infanlia nutritus cl adultus. Eadji., llist. nov., 1. V, p. D^i.
J'unanimité\ maigre la rcsislancc du vénérable religieux, qui prit le nom de Gélase 11 ^ C'était le cinquième moine appelé, depuis Grégoire VII, au trône apostolique. Il avait élé honoré de la confiance absolue d'Urbain II, qui l'avait tiréduMont- Cassin pour le faire cardinal, puis nommé chancelier de Pascal II, à cause de sa rare éloquence. Le nouveau pape jouissait dans le monde catholique d'une grande renommée d'honneur, de talent et de savoir^; mais il avait été garant du serment funeste arraché à Pascal II par l'empereur, et, d'un autre côté, l'opposition qu'il avait manifestée au cardinal Gonon de Palestrine et à l'évêque Bruno de Segni, dans le dernier concile de Latran*, l'avait rendu suspect à certains partisans très-ardents de la liberté de l'Église. Aussi, lorsque Conrad, archevêque de Saltzbourg, exilé pour la foi, apprit, en Allemagne, l'élection de Jean de Gaëte, on dit qu'il s'écria : « Hélas l on pouvait « supposer que nul n'était plus mauvais que Jean,
1. In monasterio quodam, quod Palladium dicitur, infra domos Leonis et Ccncii Frangipani. Pandui.pii. Pis., 1. c.
2. 25 janvier M 18. Pandulphe cite les noms de tous les cardinaux (jui concoururent à l'élection, au nombre de quatre évoques, vingt- ^ix prêtres et dix-huit diacides; il ajoute : Approbatur ab omnibus, necnon etiam ab cpiscopis, quorum nuUa est prorsus alla in electione prœsulis Romani potestas, nisi approbandi.
5. Ut per eloiiuentiani silii a Domino traditam stylnm.... reformarct, etc.
4. Industria etlitterarum scienliaexcellentissimc roboratns.f.7/ro». Moriniac. ap. Duchesne, IV, 500.
LES PRÉDÉCESSEURS l^ CALIXTE il. 5^2:) « mais peut-être que Gélase vaudra mieux M »
Du reste, les eatlioliques d'Allemagne étaient fermement résolus à ne reeonnaître pour pape qu'un pontife fidèle à la ligne tracée par Grégoire YII et par son successeur. L'archevêque Frédéric de Cologne signifia, en termes péremptoires, cette résolution aux évéques d'Italie : « Si le succe cesseur de notre père Pascal est légitimement « ordonné, dit-il, s'il suit la trace des saints Pè- « res, nous lui obéirons tous ; mais s'il prouve, par « sa conduite^ qu'il est non le ministie de Dieu, « mais celui d'un homme terrestre et excommunié, « ni ses séductions ni ses châtiments ne pourront « avoir raison de nous " ! » devient
Oelase ne trompa point les espérances de ceux fiéiensem
, ,. . ,-^ , . . de la lih(M'l(\
qui croyaient a sa transiormation. Celui qui, par apostolique.
1. >'am nuUus eoruin nequior Johanne ! forte in Gelasio poterit; aliquod boni esse. Aiioii. de vita T/wotgei'. ephc. Mclt. ap. :\1.\dili.. Ami., 1. 75, c. 5L
2. Toute cette lettre est très-remarquable. Après un éloge de Pascal, indiqué plus haut, il dit : Sed quomodo.... vocatus est ad justitiœ coronam apud Deum repositam, vos, serenissinii Patres, sanctain ne deseratis Ecclesiam, scd ejus imitantes vestigia, omnes qui vcstram libertatem immiimere tentaverint damnate senteiitia.... Catliolici conatus vestri fautores et adjutores inveniemur in i[)so, non dcsistentes a vestra omniumquebonorum unitate et sacra; Mairis no^tra! rccuperanda liberlate ... Si Patri nostro successor Icgitimus Dei ordinatione est substilutus, qui ejus per omnia et sanctorum Patruni sectetur vestigia, omnium nostrum perfruatur obedienlia : <\\\ aulein non Dei, sed lioininis terreni et excominunicatorum, quod absit, se 1ère faclis probet antistitem, imllam i;eductionis suic vel damr.ationis noslrœ in nobis inveniet subjectionem. Maktè.ne, Ampliss, Coll., t. I", p. G4L Madiil., Annal., 1. 75, c. 30.
un coup de la grâce, sut faire du plus acharné persécuteur de l'Église naissante l'Apôlre des nations , changea subitement aussi le ministre timide et vacillant d'un pontife sans fermeté, en courageux confesseur de la liberté apostolique. Au moment même où le pontificat suprême, avec son effrayante responsabilité, pesait de tout son poids sur lui, l'âme du pontife s'éleva à la hauteur de sa fortune; et le chancelier au caractère faible fit place au moine qu'Urbain II avait tiré du cloître pour le mêler aux grandes batailles de l'Église ; et le captif de Sutri n'aspira plus qu'à donner sa vie, à l'exemple de saint Pierre, pour la liberté de l'Église ^
Le premier acte de Gélase, comme pape, fut d'adresser une fraternelle salutation à ce même Conon qu'il avait si violemment combattu au concile de Latran et qu'il sollicitait maintenant de continuer sa légation', en attendant qu'il le désignât comme le plus digne d'être son successeur.
Les impérialistes ne s'y trompèrent pas : Gencio Frangipani, un de leurs chefs, en apprenant l'élec-
1. Ita repente cum nomine et animum mutavit, ut tempore pcrpctuo, quo supervixit, postea piis operibus studens, Ecclesiam mirilice illustraret : adeo ut etiam paratus t'uerit, contempta régis tyrannide, pro libertate Ecclesiaî cum Petro et animam ponere. Anon. vit. ïhcotg., 1. c.
2. Tanquam fratrem carissimum olficiosissime salutavit. Ibid. Conon, alors en Allemagne, demanda au porteur de la lettre des détails sur l'élection, et, informé de l'unanimité des suffrages, il proclama aussitôt Gélase. j
tion, coiirul, l'épée à la main, à l'église où elle s'était faite, enfonea les portes, saisit le nouveau pape à la gorge, et, après l'avoir accablé de coups de poing, de coups de pieds, au point de le mettre en sang, le traîna par les cheveux jusque dans sou palais, où il le fit enchaîner \ A celte nouvelle, le préfet Pierre, Pierre de Léon, Etienne le Normand et d'autres seigneurs s'armèrent avec leurs gens, et, s'unissant aux Translévérins et à tout le peuple de Rome, coururent délivrer le pape. Les Frangipani effrayés se hâtèrent de relâcher Gélase, qui fut presque aussitôt couronné à Saint- Jean de Latrau^ Mais les épreuves du malheureux pontife n'étaient point terminées : avant qu'il ail pu être sacré, car il n'était encore que diacre, on vint lui dire, une nuit, que l'empereur était à quelques pas de Saint-Pierre, à la tête de ses troupes et s'apprêtait à marclier contre lui. Gélase se leva à la hàle, et, malgré son grand âge, on le jeta sur un cheval ; il alla ensui te s'embarquer sur le Tibre dans une galère qui le conduisit jusqu'à Porto. La mer y était en ce moment tellement grosse, qu'il était impossible de pousser au large sans risquer de
1. Papam pcr gulam accepit, distraxit, pugnis, calcibus pcrcussit, et taiiquam Lrutum animal intra limen ccclesiic acriter calcaribiis cruentavit.... per capillos et bracliia detraxit.... ubi cum catenavit et clausit. Pandulph. Pisav., 1. c. — témoin oculaire.
2. Il n'était pas encore prêtre, et ne pouvait être ordonné et sacré, selon l'usage du temps, qu'aux prochains Quatre-Temps. FalcoBenev., n. 1118.
périr. Les Allemands poursuivirent les fugitifs le long du rivage, faisant pleuvoir sur eux une grêle de flèches et les menaçant de mettre le feu à la galère si on ne leur rendait immédiatement le pontife \ Cependant la nuit et la tempête ayant arrêté les poursuites, le cardinal Hugues prit le pape sur ses épaules et l'emporta, à la faveur des ^J:.^ ténèbres, au château de Saint-Paul d'Ardée, d'où
l)ape Gelasc ^ '
iiouveun refu-e ]} f^^ conduit, à moîtié mort, à Terracine et enfin
au château ' '
de Saint-Paul à Gaëte\ (1 Ardoe.
On voit combien coûtait cher au malheureux Gélase ce pontificat dont on l'avait investi malgré lui, et quels sinistres événements séparaient son couronnement de son sacre ^!
Lorsque l'empereur apprit que sa proie lui était échappée, il eut de nouveau recours à la ruse : il invita Gélase à venir se faire sacrer à Rome où, disait-il, il se ferait un grand plaisir d'assister à la cérémonie et de la confirmer par sa présence. 11 ajoutait que si Gélase voulait bien sanctionner les conventions arrêtées avec Pascal, lui, Henri V, s'en-
1 . Iinpcrator furtiva et inopinata vclocilatc Uomam venicns. Epislol. Gelas. Il ad Gnll. in Conc. XII, 1240. Quidam intempestîe noctissi lentio.... Ilenricum.... armatum contra papam ad S, Potri pciticiim advenlasse ... jam pcncsenioet infirinitatc confectu^, fugere lani repente non poterat... Sic caballo ejectus.... Fugimus et omnes cum co.... Allemannoruni turbaries lela contra nos mixta toxico jaciebani, minitabantur etiam nos inter nquas natantes piceo igné crcmare. Pandummi. Pjsan.
2. CepiL donuium Hugo cardinalis et prcsbyler pnpani noslruni in colkun.... die tertio ripœ Tcrracinensi vivi vix applicavimus. Ihid .
gagerait à prêter aussitôt au pontife le serment de litlélité ; mais il osait déclarer que, dans le cas contraire, il ferait introniser un autre pape^
Gélase répondit qu'il était prêt à faire cesser, soit par un traité, soit par voie de justice, un différend qui troublait l'Eglise et la royauté ; mais, ajoutait-il, il y a nécessité de remettre l'affaire à un temps plus opportun, c'est-à-dire à la Saint-Luc prochaine, époque où l'on se retrouverait à Milan ou à Crémone (villes alors insurgées contre l'empereur). Du reste, d'ici là, le saint-père prendrait l'avis de ses frères institués de Dieu juges du différend ^
Après cette déclaration, le pape se fit ordonner prêtre et sacrer à Gaëte, où l'étaient venus rejoindre, entre autres prélats, les archevêques de Capoue, de Bénévent, de Salerne, les abbés du Mont- Cassin, de la Cava, et les princes normands, qui lui prêtèrent tous le serment de fidélité. Après cela, Gélase donna l'investiture au duc Guillaume, dans la forme employée par Grégoire VII à l'égard de Robert Guiscard, aïeul du prince actuel \
1. FalcoBenevent. ann. 1118. 67iro?i. Cassin., I. lY, c . Landllph. Jl'niou, Chroii., c. 52. Geivvais, I, 182. Pacem et minis et terronhus poslulavU, dit le pape lui-même. Episl. ad Gall., 1. c.
2. De controversia quse inter Ecclesiamet regnum est, vel conveiitioni vcl justiliœ libenter acquiescimus.... fratrum nostrorum judicio qui a Deo sunt judices constituti in Ecclesia, et sine quibus liœc causa tractari non polest. Episl. Gelas., I. c.
3. Quemadmodum Gregorius papatradidit illam Roberto Guiscardo
MOINES d'occ. vn. 34
Cependant, au reçu de la réponse pontificale, Henri V l'avait fait lire dans la basilique de Saint-Pierre. Le rusé monarque sut tirer habilement parti, auprès des Romains, du mépris qu'on témoignait, prétendait-il, pour Rome, en fixant le lieu des négociations à Milan ou à Crémone ^
L'empereur n'avait pas seulement avec lui des hommes de guerre; il était accompagné de maître Irnérius, de Rologne% le restaurateur de la science du droit romain en Italie, et de plusieurs autres de ces légistes qu'on est toujours sûr de trouver au service des oppresseurs de la liberté et de la conscience. La mission de ces habiles gens consiste d'ordinaire à faire au populaire de longs discours où les anciens canons soient interprétés dans un sens favorable à la nouvelle élection pon-
Ilenri V tificalc".
un antipape. Lcs csprits ainsi préparés, Henri fit proclamer
iivo tuo. Pandui-ph. Pis.w., 1. c, qui ajoute : Ibi et me Pandulphum ostiarium, qui hsec scripsi. in lectorem et exorcistam promovit.
1. Numquid honorem Roma3 volunt illi transferre Cremonœ? Lvx-
DL'LPH, JUMOR, C. 52. MuRAT., V, 502.
2. C'est le fameux restaurateur de la science du droit romain en Italie ; on le retrouve, quarante ans plus tard, à la diète de Roncaglia, en 1188, où il fut un des quatre légistes qui promulguèrent en faveur de Frédéric Rarberousse la belle maxime : Tua voluiUaa jus eslo : sicuti dlcllur, qiàdqnkl principi p/acuit to/is habet vigorem. Otho Morena, in Flist. rerwn Landnn. np. Mirât., 1. c., n. 8.
0. Magister Guarnerius de Renonia, et plures logis periti, populum Romanum ad eligendum papam convenit, et quidam cxpcditus leclor in pulpitoS. Pétri per prolixam lectionem décréta pontificum desubstituendo papaexplicavit. Landulph. Jun., 1. c.
LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II. 551 pape par le peuple rarclievèque Maurice Biirdin, qui prit le nom de Grégoire VHP. C'était lui qui, comme légat, avait jadis trahi Pascal II. Mais, quoi- (jue l'élection de l'intrus eut une apparence tout à fait populaire, un grand nombre de Romains furent profondément affligés d'une usurpation qui semblait devoir river leur Eglise à l'arbitraire impérial', et plusieurs seigneurs envoyèrent dire au pape qu'ils n'avaient pris aucune part à l'attentat qui venait de placer un excommunié dans la chaire de Saint-Pierre, que les machinations criminelles du roi seraient bientôt déjouées et que le pontife légitime, vainqueur de la malice des schismaliques, rentrerait prochainement dans Rome".
Gélase s'empressa de dénoncer l'élection sacrilège de Burdin par des lettres adressées aux prélats et aux fidèles de la France, dont l'antipape
1, 10 mars 1118, le jour môme ou le lendemain du sacre de Gélase à Capoue. Les détails de son élection sont dans Landulplic, c. 32; on n'y voit intervenir que le peuple et un petit nombre de clercs. Totuspopulus.... quidam de indiitis habita ecclesiaslico,.... cum cœteris astanlibus clcricis. Gélase, dans sa lettre aux Français, dit qu'aucun membre du clergé romain ne prit part à l'éleclion, et désigne seulement des Guibertins ou schismatiques.
2 Homanorura complures.... aiebant : lieu, miseri, cum nos ex longo nostrorum patrum velusto ritu, sinealicujus régis advenlu et licentia, pastoreni eligebamus, (lueni volebamus, nunc autem sine rci^is permissu jam amplius alium netiue eligcre, neque consccrare ansi erimus! Falco Be.nevent., Chron.dinw. 1118, Mluatoh. V, 91.
o. Rojnanoi'um nobiles.... nos et nostros aniicos coiLsecriiliuiii illius exconnnunicati viri in ponlilicem scele^tuni imllatcnus consiIiicL auxiliimanus dédisse. Et sciatis quoniam, Deo oi)itulante, régis iliius, viri iniquissimi machinationcs in proximo delebuntur. Ibid.
552 LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE IL était originaire, et à ceux de l'Espagne, où il était archevêque ; après quoi, dans un concile convoqué pour Pâques, à Capoue, il excommunia et l'empereur et le pape, que celui-ci venait d'introniser \ Le concile terminé, Gélase, à l'exemple de ses prédécesseurs, se retira au Mont-Cassin, qui était à la fois le berceau de sa vie religieuse et la citadelle de son parti. Là, les moines le reçurent avec bonheur, et il obtint des princes normands la promesse de pousser la guerre avec vigueur'. Cependant, de part et d'autre, l'on se battait mollement, et l'empereur se vit réduit à lever le siège du château de Torricella, dans les Abruzzes, qui ap- ])artenait aux moines de Saint-André. Cela n'emjiêcha pas le monarque de se faire couronner, à la Pentecôte, par son antipape, avant de s'en retourner dans le nord de l'Italie, où l'archevêque de Milan, Jordain, entretenait contre lui une énergique résistance \
1. Regem ipsum cum idolo suo cxcommunicavimus. Epistol. Gelas, ad canon, in Cod. Udalr., n. 293. Elle est du 13 avril et manque dans le Recueil des conciles.
2. Duci et principi Capuano aliisque baronibus dédit firmiter in mandatis, ut omnes contra Darbarum arma compararent. Pandulpii.
PiSAN., 1. c.
3. Voir plus haut le concile tenu à celte occasion à Milan. L'Église de Ravenne, qui avait été si longtemps un des foyers du
schisme impérialiste, et dont l'archevêque, Guibert, avait été antipape, revint à cette époque à l'orthodoxie, connne le démontre la bulle de Gélase, qui lui restitue les droits métropolitains dont Pascal m'avait dépouillée au concile de Guastalla, en HOG. Filii ipsius, dit le pape dans sa bulle du 1" septembre 1118, delicta patrum cor-
Gélase, informé du départ de rcmpcrour, rentra rohumûTuoine. secrètement dans Jiome, plutôt en pèlerin qu'en pontife \ et il se cacha dans une petite église, près des palais de deux Normands, Etienne et Pandulphe, qui appartenaient à son parti \ Le pape conférait avec le clergé orthodoxe sur les moyens de réduire Tintrus; mais, ayant commis l'imprudence d'aller officier pour la fête de Sainte-Praxède% dans l'église de la sainte, il fut assailli par les Frangipani. Au milieu d'un combat sanglant, que le Normand Etienne et son neveu Crescenzio Gaëtani livrèrent pour lui et où les uns et les autres se l'arrachaient, il réussit à s'enfuir, faisant compassion aux femmes qui le voyaient, à demi vêtu de ses ornements sacrés, courir seul, par les champs, de toute la vitesse de son cheval. Le porte-croix tomba en suivant son maître. On retrouva le pape exténué, pleurant, dans les champs, près de l'église de Saint- Paul hors des murs*. C'en était trop : le lendemain
rigere probaverunt, ut qui prœteritis temporibus per tyrannidem regiam prœsules regibus placentes accipiebant, nunc demum secundiim canonicas sanctiones episcopum Deo placentem eligerent, et schismate abdicato, in catholiciE congregalionis grcmium ropedaret. Beg. Gelas. II, n. 4.
i. Magis ut percgrini quam domiiii Romain intravimus. Panduipu, PiSAX , 1. c.
'2. Qiiœ S. Maria in secundo corco dicitur. Ibid.