Pandtilphi nomine : en outre, et Pétri Latronis Corserum
4. 0 quanti lamenti matronum quae papam solum, tanquam scurrom in campo.... quantum equus poterat.... Nunc crucifer sequitur, cecidit.... Papa utrobiquc quaîsitus demum.... fcssus, tristis et oju-
bU LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II.
le vénérable poiHife annonça sa résolution de suivre Texemple do ses prédécesseurs et de fuir cette Rome qu'il appelait une Sodome et une Babylone.
« Je le dis devant Dieu et devant rÉgTise, s'éu criait-l-il, mieux vaudrait un seul maître que « tant d'empereurs : un seul scélérat détruirait « les plus scélérats que lui, jusqu'à ce que l'Eni- « pereur des empereurs en fît justice à son (( lour^ »
■Gciasc H Après avoir délégué les différents ministères-de
l'Eglise à des cardinaux dont il était sûr, et constitué le preux Normand^ Elienne, gonfalonier de l'Eglise romaine, Gélasc résolut de visiter la France, comme l'avaient fait Urbain II et Pascal IP.
Le pape se rendit d'abord dans deux villes dont la puissance et la liberté croissantes assuraient à l'Eglise des auxiliaires précieux. Parti de Rome par eau*, il débarqua à Pise, cité belliqueuse et
lans inventus et reductus. Die illa prandium cum cœna fit unum, Pand. Pis., I. c.
1. Mallcm unum imperatorem quamtot : unus sallem ncquam perdcrct nequiorcs, donec de illo quoque evidentcni justitiam imperatorum facerct omnium Tnipcrator. Ibid.
2. Princcps et clypcus omnium paritercurialium..,. coUaudanlibu.^ omnibus, protcctor et vexillifer iti Dei Patris nomine nimis efficaciter ordinatur. Ib.
5. Adeo ut si quis dicat, portum Romance Ecclesife fluciuantis navicultc Pclri Galliam esse, non monlietur. r)Aii., Ann., 1118, c. 1-i. — Suger dit : Ad protcclioncm serenissimi régis Ludovici, et Gallicanic Kcclesiœ compassionem, sicut aiiti(iuitus consueverunt, confugit.
4 2 septembre 1118.
LES PRÉDÉCI«:SSEUnS DE CALIXTE II. bôb
fidèle, qui, docile à la voix de Victor III et de Pascal II, avait envoyé tour à tour ses galères contie les Sarrasins d'Afrique et des îles ae la Méditerranée, et qui maintenait, depuis trente ans, une croisade perpétuelle contre les ennemis du Christ. Le saint-père fut reçu avec transport par une multitude innombrable, venue des campagnes de la Toscane, et devant laquelle il prêcha avec son éloquence accoutumée ^
Délivré des agitations de Rome, Gélase put jouir de la liberté complète du pontificat % et il en usa pour ériger le siège épiscopal de Pise en métropole, avec des privilèges extraordinaires *, et pour consacrer, en l'honneur de la Vierge glorieuse et toujours triomphante, la nouvelle cathédrale "^ que les Pisans venaient de construire avec les dépouilles des Sarrasins. Ce monument, qui dépassait en magnificence tous ceux qui existaient en Italie, est encore debout, et les descendants de ceux qui l'ont construit y voient avec orgueil un témoignage de
1. Coram innumerabilibus turbis Tuscise. Co<:/.ms. in Ughell., Ital. sacr., t. III, 434.