‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 211 sur 267 · Uuia regni primitias obluleramus. Suger, 1. c · texte numérisé non relu

Uuia regni primitias obluleramus. Suger, 1. c

MOINES d'occ. vn. 35

l'abbé Catalan de S. Concordio en ajouta dix\ et, avec ce cortège, Gélase 11 se mit à parcourir le pays. Mais, avant de diriger ses pas vers le nord, le souverain pontife eut la consolation de recevoir l'hommage d'un peuple admirablement chrétien, qui, depuis quatre siècles, gardait, au milieu des combats contre les infidèles, un attachement inviolable et toujours plus ardent à l'Eglise. Tandis que les rois et les preux d'Espagne poussaient graduellement en avant la frontière des territoires enlevés par l'épée aux Maures et aux Arabes, derrière eux les évêques et les moines, après avoir pris une part éclatante à ces combats, fondaient, consolidaient l'ordre social et le droit chrétien au sein des pays reconquis. Ces admirables résultats des délibérations d'une série de conciles dont toute la noblesse aimait à sanctionner les décrets, portent l'empreinte à la fois du zèle le plus catholique et de cette sollicitude vraiment fraternelle pour les classes pauvres, qui a toujours tant honoré l'Espagne catholique. A Palencia, en 1114, les Pères du concile jugèrent nécessaire de pourvoir à la restitution des biens usurpés pendant les guerres civiles^; à Compostelle ils décidèrent que, lorsqu'un

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