‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 231 sur 267 · Bonum legitimumque viriim. Ibid · texte numérisé non relu

Bonum legitimumque viriim. Ibid

2. M/h/ griieralcin iniiiiicuni peregrinorum et o//inium si/npl/cium obsiderc prœcepcrimt, et ipsi mecuni, legiiimique barones Galllœ...- Ibid. On remarquera ici le sens normal attaché par Ordéric à l'adjectif legltu/ius, savoir, legon tinieiis.

Une tout autre version des causes di; la captivté de Guillaume de Nevers est donnée par René de Blois, in contln. Hist. Croyland, et par Jean de Marmouliers dans son Histoire de Geoffroij d' Anjou, depuis gendre de Henri P"" et tige de la maison de Plantagenet, in not. ad Yvonis, Episl., p. 208. Il lut fait prisonnier par Geoliroy dont il est dit : piclos leones prœfercna in clypeo, ver/s leonibus nulla erat infcrior fcritiido : ces picloa leones sont les lions dont les Plantagenet ont fait les armes d'Angleterre.

3. Cum.. . Gallicana concio veracem ejus orationem allegasset. OnDER. Vit.

4. Spiriiualem filium meum et originis propinquitate consobrinum regem Anglorum adibo etc.

l]lois, à soutenir le parti de la justice et de la paix, pour ne pas subir un terrible anathème. Calixte avait en effet le plus grand intérêt à rétablir la bonne intelligence entre deux rois auxquels l'unissaient tant de liens, et dont l'alliance était si utile à la cause de l'Eglise. Il avait d'ailleurs diverses querelles ecclésiastiques à vider avec Henri d'Angleterre, qui était retombé dans plusieurs de ses anciens errements, et qui ne voulait ni consentir à recevoir les légats du saint-siége dans son royaume, ni permettre au pape de sacrer l'archevêque Turstan Calixte II d'York, au préjudice de l'église primatiale de Candepaixeniie torbcry . Cependant, Caiixte, après avoir accompli

lo roi ds France

et celui cette cérémonie à Reims, la veille de l'ouverture du concile^ se rendit de Reims à Gisors, où il eut avec le roi d'Angleterre l'entrevue désirée. Henri le reçut avec les plus grands honneurs, et se prosterna devantlui. Le pape le releva, lui donna sa bénédiction et le baiser de paix% puis il l'invita, au nom du

1. Voir dans Eadmer, Il/si. iiov., 1. V, p. 88 à 95, le détail de ces contestations et les dilficultés qu'essuya le légat Anselme, neveu du grand et saint archevêque de ce nom, moine comme son oncle, et abbé de Saiut-Sabas, à Rome, puis plus tard abbé de Saint-Edmundsbury et évèque de Londres.

2. L'archevêque de Lyon llumbauld refusa d'assister à cette cérémonie, malgré les ordres du pape, ayant horreur, dit Eadmer (moine de Cantorbéry) de Tinjure faite à celte église, avec laquelle celle de Lyon, depuis qu'elle avait servi d'asile à saint Anselme, était liée par une fraternité si)éciale.

7). Ad pedespronus accessit.... sibicpie consanguinitate propinquum agnovit Qucni j)apa liuiniliatuni benigniler erexit.... benedixit, da-

d'An^Ielono.

concile, à restituer à son frère le duché de Normandie, en lui rendant la liberté. Mais le roi Ht un tel tableau de l'état de désordre et de misère oii les églises et le peuple de la Normandie étaient tombés pendant l'administration de Robert, par suite de l'incapacité totale de celui-ci, que le pape se rendit aux raisons du monarque et ajourna la question. Toutefois, le saint-père n'en mit que plus de zèle à amener une réconciliation entre les deux princes : la paix fut conclue, sous la médiation du souverain pontife, moyennant la restitution réciproque des pri sonniers et des châteaux enlevés, et au milieu de la joie générale des peuples \ Calixte fut moins heureux en ce qui concernait les intérêts spéciaux de l'Église: il dut concéder au roi anglais la confirmation des coutumes que le conquérant avait établies, et renoncer au droit d'envoyer en Angleterre d'au très légats que ceux dont le souverain aurait agréé la nomination ^ Quoique des rois aient souvent réussi

toque osculo pacis inter muluos amplexus uterque exultavit. Ohoku. ViT., 1. XII, p. 8G4.

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